Damien ROUSSON 2 mai 2019

Les arbitres du football uruguayen ont voulu manifester et dire “nous voilà” et avec une décision absurde, ils ont paralysé tout le football.

Tout d’abord, les supporters de Nacional qui sont entrés dans l’AUF l’ont fait pacifiquement (ils n’ont pas trompé le personnel de sécurité de l’AUF ou d’entrer par la force) et ont déployé une bannière et sont partis. Le contenu était préjudiciable à Ubríaco (qui occupe un poste au Collège des arbitres) et je ne sais pas si c’était pour les juges en général.

Sans violence d’aucune sorte, manifestation “déplacée” ou non, il n’a aucun reproche criminel.

Il y a eu violence quand un fan de Cerro (plus d’un), il y a deux ans, dans un match de mineurs s’est dirigé vers Ronco López, Dt de Rampla Juniors et avec une arme à feu, l’un d’eux a lancé, blessant définitivement un officiel de Rampla qui est presque paralysé, laissant López mentionné indemne. Le football s’est-il arrêté à cause de cette taille ? Rien. Rien. Les arbitres de foot ont dit quelque chose ? Mutis pour le forum…. Il a été dit à ce moment-là qu’il ne convenait pas d’arrêter le football parce que c’était pour donner le “droit” aux violents. C’est drôle, si ce n’était pas parce que c’était absurde.

Sachez que les arbitres de football sont des personnalités publiques, donc exposés à l’opinion et à la critique constante des gens. Et c’est pourquoi ils ne sont pas protégés par la loi parce qu’ils sont soumis à l’examen du public. Et je ne dis pas cela parce que je suis un néophyte “, déclare la Cour interaméricaine des droits de l’homme. Elle donne la priorité à la liberté d’expression (le contenu de la bannière affichée dans l’AUF) et au droit de protester.

Face à la collision de ces deux droits, la jurisprudence la plus récente donne la priorité à la liberté d’expression et de protestation.

Il s’agit d’émettre des avis sur notre sport le plus populaire qui génère une mobilité et une répercussion sociale des rognures élevées. Les arbitres de football sont des personnes qui se soumettent volontairement à des critiques constantes précisément parce qu’elles ont choisi cette profession, de sorte que l’opinion du public à leur égard est protégée par la règle actuelle.

Ils ont même impliqué le Sdt de Nacional, où il était clair que l’arbitre Cunha a notoirement nui à cette institution, dans le match contre Fénix, bien qu’il n’ait pas justifié les conséquences d’un tel fait, rendant National, de paso cañazo, tabla rasa avec tous le Collège, etc. Il ne fait aucun doute que l’État et la société doivent avoir une attitude active et vigilante pour prévenir toute atteinte ou entrave à la liberté d’expression.

Les arbitres voulaient être des “victimes”, mais dans cette situation, nous sommes tous des amateurs de football, stupéfaits par une telle intransigeance, otages d’un dislate sans pareil.

 

Entrepreneur sur la région lyonnaise, je suis persuadé que le monde a besoin d'articles bienveillants afin recréer de la confiance dans la presse et de laisser derrière nous cette phase de défiance et cette ère de fake news.

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