RetailTune fait évoluer les services de marketing numérique pour les magasins

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26 nov. 2020

Augmenter le trafic en magasin, en régissant tous les points de contact numériques des magasins et en fournissant des informations détaillées et actualisées au client final. Ce sont les fondements sur lesquels repose l’activité de RetailTune, une entreprise fondée par Claudio Agazzi en 2018. Une réalité qui, en l’espace de deux ans, est devenue leader de son segment et aux soins de laquelle ont été confiés des détaillants de multiples secteurs, de la mode à l’alimentation en passant par les services. Tous unis par un seul et grand besoin, celui de mettre de l’ordre dans le brouhaha d’informations de leurs magasins, d’affiner leur géolocalisation et, surtout, de générer du trafic en magasin, ce qui a toujours été l’objectif principal des acteurs du marché.

Claudio Agazzi

Grâce à la plateforme RetailTune, qui gère de manière centralisée les données sur les magasins physiques et les campagnes de drive-to-store organiques à coût zéro, les marques sont en mesure de contrôler et de gouverner tous les points de contact numériques et d’être au bon endroit au bon moment. Claudio Agazzi nous aide à comprendre le potentiel des outils de marketing numérique, même en cette ère de fragilité du système de magasins physiques.

FN: Pouvez-vous nous expliquer en détail comment les outils de marketing numérique peuvent devenir stratégiques ou essentiels en cette période d’urgence sanitaire et avec des magasins fermés dans différentes parties du monde ?

CAPour les détaillants, la rapidité est devenue un élément distinctif : être capable de réagir en transférant les informations du magasin au web en temps réel devient stratégique. Il suffit de penser à la rapidité avec laquelle les heures d’ouverture et les services en magasin changent dans cette période d’urgence. Mais la rapidité ne suffit pas, les détaillants doivent également faire face à une concurrence féroce en matière de flexibilité : comprendre les changements sociaux à l’échelle mondiale et mettre en œuvre des stratégies locales pour satisfaire le consommateur, où qu’il soit, par le biais de n’importe quel canal d’interaction : e-commerce, chat, whatsapp, appel, appel vidéo, profils sociaux, magasin physique… Un autre aspect émergent est la capacité à créer des outils capables d’assister les clients à distance et de finaliser les commandes reçues du consommateur à distance. Nous constatons une augmentation des offres dans ce sens, mais pas toujours fonctionnelles et complètes.

FN : Les lockdowns complets ou partiels ont particulièrement désavantagé l’industrie de la mode. L’année 2020 est-elle une année qui a accéléré la numérisation du commerce de détail de la mode ?

CA : Nous pourrions dire oui, mais avec une certaine réticence. En effet, si les blocages ont accéléré la prise de conscience de la nécessité d’offrir de plus en plus d’outils de dialogue numérique, cette ruée ne trouve pas de pérennité dans les budgets des entreprises. On parle de coupes et de réductions, pas d’élargissement du budget. Chez RetailTune, nous évoluons avec la conscience du moment que nous vivons, en essayant d’aider nos clients avant tout en proposant des solutions qui fournissent des investissements abordables et donc viables.

FN : Toutes les entreprises de mode investissent-elles dans le marketing numérique ? Comment ? Quels sont les domaines encore inexploités ?

CA : Oui, je dois dire que les entreprises ont continué à investir dans le numérique même en ces temps peu fertiles du point de vue de la rentabilité et elles ont bien fait ! Ceux qui ont pu prouver leur substance. Là où les investissements sont encore insuffisants, c’est dans la communication locale, et par locale, j’entends personnalisée sur les points de contact numériques. Je vais vous donner un exemple pour clarifier le concept : de nombreuses entreprises cachent leur localisateur de magasin ou ne profitent pas de canaux comme Google My Business pour communiquer les événements sur les points de vente ; d’autres n’écoutent pas le public local, ses besoins, ses goûts. Les outils et les données sont là, ce qui manque encore, c’est la prise de conscience de pouvoir faire un travail affiné sur les données pour améliorer la communication et le service au public local.

FN : RetailTune travaille avec des petits et grands groupes internationaux de la mode, pouvez-vous nous citer un cas qui vous a donné le plus de satisfaction ces deux dernières années du point de vue de l’innovation ?

CA : J’aime citer Gaudì, une marque au positionnement plus commercial que d’autres avec lesquelles nous travaillons, mais qui nous a suivis dans un projet futuriste de soutien au magasin multimarques. Le projet verra le jour au printemps 2021 et marquera une révolution dans la relation entre les marques et les clients grossistes : pour la première fois, une marque met à disposition ses actifs numériques pour promouvoir le produit acheté par ses clients. Une chimère jusqu’à récemment, désormais possible.

FN : Une bonne stratégie de marketing numérique, selon les données dont vous disposez, combien peut-elle rapporter aux revenus d’une marque en termes de pourcentage ?

CA : Si je peux me permettre, je modifierais légèrement la question. Dans quelle mesure une bonne stratégie de marketing numérique peut-elle contribuer à consolider la notoriété de la marque. Ce que nous avons constaté, c’est que les budgets sont à peine suffisants pour lancer une marque à partir de zéro sur le web. Il est beaucoup plus facile et utile d’utiliser le marketing web pour consolider la marque d’abord et augmenter les résultats ensuite. Aujourd’hui, nous disposons d’outils très sophistiqués qui nous permettent de communiquer avec une extrême précision : nous connaissons le public local, ses goûts et ses préférences ; nous disposons de canaux organiques et payants très performants ; nous contrôlons les résultats. En mettant toutes ces données au sein de notre fonction, nous sommes en mesure de maximiser les rendements en améliorant les performances de la communication.

FN : Donnez-nous votre avis sur le futur du commerce de détail.

CA : J’aime parler du commerce de détail aujourd’hui, moins futuriste et plus concret. Un magasin de qualité, qui passe nécessairement par la préparation du personnel de vente, capable d’assister le client avant même son arrivée en magasin, au téléphone par exemple. Un magasin transparent, qui communique au client final qu’il peut acheter n’importe où mais qu’il est toujours à ses côtés. Un magasin qui est capable de connaître son public et d’intégrer les données recueillies en ligne. Un magasin qui est de plus en plus capable de raconter une histoire à son public.

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