Recherche et développement, Covid freine ses investissements – Quotidiano di Sicilia

Istat: en 2020, les dépenses des entreprises ont diminué de 4,7%, seule celle des institutions publiques a augmenté. En 2018, l’île faisait partie des six dernières régions d’Italie, avec un chiffre inférieur à 1% de son produit intérieur brut

PALERME – Dépenses totales de 25,2 milliards en 2018 pour la recherche et le développement intra-muros, donc avec son propre personnel et dans ses propres installations, en Italie. C’est ce qu’affirme le rapport Istat publié ces derniers jours qui fait également référence à la croissance de 1,43% des dépenses de recherche et développement sur le PIB, allant un peu plus loin que le chiffre enregistré lors de l’enquête de 2017 (+1,37%). Les dépenses des entreprises ont également augmenté de près de deux points de pourcentage en 2019, alors qu’en 2020, elles étaient en baisse de 4,7%. Dans la course aux Régions, la Sicile est parmi les six dernières en Italie, avec un chiffre inférieur à 1% de son PIB (0,83%).

EN ITALIE
Les dépenses de R&D des entreprises s’élèvent à 15,9 milliards, soit 63,1% des dépenses totales. Le moteur de cette zone est avant tout le secteur privé (entreprises et associations) qui constitue la principale source de financement (14,1 milliards, soit 56% des dépenses totales). Par rapport à 2017, la part des dépenses des entreprises (+ 7,4%), en particulier des PME, des institutions publiques (+ 7,1%), mais aussi de l’Université, est en croissance, bien que dans une mesure beaucoup plus limitée (+2, 6% ). Les dépenses des institutions privées à but non lucratif sont en baisse (-2,1%).

EFFET COVIDE
En 2018, les dépenses totales de R&D intra-muros (entreprises, institutions publiques, institutions privées à but non lucratif et universités) se sont élevées à 25,2 milliards d’euros, avec un pourcentage du PIB égal à 1,43%, soit une croissance de 6% par rapport à l’année précédente et également sur le PIB (+0,06 point de pourcentage). Aussi pour 2019, les données préliminaires continuent d’indiquer “une nouvelle augmentation des dépenses globales de R&D des entreprises, du secteur public et des associations” alors que, comme prévu, les “prévisions fournies par les entreprises et les institutions pour 2020 indiquent une forte baisse dans les dépenses de R&D intra-muros ». En particulier, la «baisse concerne principalement les entreprises (-4,7% par rapport à 2019, – 2,9% par rapport à 2018), tandis que les dépenses des institutions publiques ont augmenté de 3% et celles des organismes privés sans but lucratif sont restées stables».

DISTRIBUTION RÉGIONALE
Les dernières données consolidées se réfèrent à 2018 et placent la Sicile aux six dernières places des régions italiennes, avec un chiffre égal à 0,83% du PIB. Pire que l’île seulement la Sardaigne, les Pouilles, la Basilicate, la Calabre et la Vallée d’Aoste. De l’autre côté du classement se trouvent le Piémont (2,17), l’Émilie-Romagne (2,03) et la Latium (1,75).

LES ENGAGEMENTS DE L’ITALIE
La recherche et développement (R&D) est une “variable stratégique de la compétitivité des systèmes économiques – lit-on dans le rapport -, car elle permet l’incorporation de niveaux élevés de connaissances dans la production de biens et de services, avec des impacts positifs sur les résultats économiques globaux. “. En ce sens, l’incidence des dépenses de R&D sur le PIB est l’un des cinq indicateurs décidés par la stratégie Europe 2020 pour «suivre les progrès réalisés par les États individuels par rapport aux objectifs d’une croissance intelligente, inclusive et durable».

Pour l’Italie, un engagement important dans le cadre d’Europe 2020 qui vise à augmenter les investissements publics et privés en R&D jusqu’à un niveau de 3% du PIB.