Virginie Majaux 16 juin 2019

Une tribune publiée ce dimanche relaie une crainte que « ces joyaux paysagers » soient « beaucoup plus exposés aux pressions locales, politiques ou économiques »

Plusieurs personnalités sont à l’origine de cette tribune publiée par le Journal du Dimanche. On peut citer l’animateur de télévision Stéphane Bern et la présidente du WWF France Isabelle Autissier. Ces personnes ont demandé au gouvernement de revoir sa copie sur les sites classés (Mont-Saint-Michel, Pont du Gard…).

Des noms comme celui d’Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue de protection des oiseaux (LPO) et Michel Dubromel, président de France Nature Environnement, ont peur que « ces joyaux paysagers » soient « beaucoup plus exposés aux pressions locales, politiques ou économiques ».

Près de 2.700 sites classés

Ces personnalités contestent un projet de décret du gouvernement prévoyant le transfert de la compétence ministérielle d’autorisation de travaux sur ces sites aux préfectures.
Selon les signataires, « les 101 préfets de département ne disposent en effet ni de la stabilité ni de l’expérience ou des moyens nécessaires pour conserver ces joyaux paysagers ».
Au total, la France compte 2.700 sites classés représentant 2% du territoire.

Selon les signataires, le gouvernement aurait abandonné un précédent projet de décret « qui convenait à toutes les parties ».

Plus de souplesse dans la délivrance des autorisations de travaux

Fruit d’un travail « de trois ans », ce décret permettait entre autres au préfet de département d’autoriser des projets de travaux modestes (extension de constructions existantes, travaux de restauration, plans de gestion forestière…) mais nécessitait obligatoirement l’intervention du ministre de la Transition écologique et de son bureau des sites pour des travaux plus conséquents, réclamant par exemple un permis de construire ou d’aménager.

Le gouvernement a désormais choisit de faire autrement, ce qui « reviendrait en réalité à assouplir la délivrance des autorisations de travaux et à déréguler », regrettent les signataires de la tribune.

« Nous, citoyens, collectivités, associations et acteurs du tourisme, avons le pouvoir et le devoir de protéger nos sites remarquables en disant notre opposition à ce projet de décret et en participant massivement à la consultation en ligne sur le site du ministère de la Transition écologique », ont précisé les signataires.

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