Virginie Majaux 25 mars 2019

Le Premier ministre britannique a demandé une date limite du 30 juin.

L’Union européenne (UE) est prête à donner à Theresa May plus de temps pour rendre Brexit concret, mais les trois mois que le Premier ministre britannique veut. May a demandé de reporter au 30 juin le départ du Royaume-Uni du bloc européen, prévu pour le 29 mars.

Mais les dirigeants de l’UE, qui ont entamé hier un sommet à Bruxelles, ne lui donneraient que jusqu’au 22 mai, à condition que le Parlement britannique approuve l’accord déjà conclu en mai.

Des sources diplomatiques ont indiqué que le 22 mai est le jour mis sur la table par le président du Conseil européen, Donald Tusk, et qu’elles ne s’attendent pas à ce que cette date change.

Les prochaines élections au Parlement européen, qui auront lieu les 23 et 26 mai, ont beaucoup à voir avec cette date. Selon les règles de l’UE, tous les Etats membres de l’UE sont obligés d’organiser le vote au Parlement européen sur leur territoire, de sorte qu’avec la date du 30 juin proposée pour mai, le Royaume-Uni devrait organiser des élections, même si le 2 juillet, lorsque le prochain Parlement sera constitué, ne sera plus membre de l’UE.

Tusk avait déjà considéré mercredi qu’une courte prolongation “sera possible”, mais l’avait conditionnée à “un vote positif sur l’accord de retrait à la Chambre des communes” la semaine prochaine. “En cas de vote négatif du Parlement britannique, nous irions vers un Brexit sans accord”, a averti hier le président français Emmanuel Macron au début d’un sommet à Bruxelles.

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