Plusieurs pays européens étendent les restrictions du COVID ; la France est dans une situation critique – Al Jazeera English

Plusieurs pays européens ont renforcé les mesures visant à endiguer la propagation du coronavirus face à une augmentation inquiétante des infections qui exerce une pression supplémentaire sur les systèmes de santé.

En France, le gouvernement a qualifié samedi la situation de “critique” en ajoutant trois départements supplémentaires aux 16 déjà soumis à des restrictions strictes.

Quelque 20 millions de personnes, dont celles de la région parisienne, sont classées comme vivant dans des zones de forte infection. Elles ne sont pas autorisées à se déplacer à plus de 10 km de leur domicile, sauf raison impérative.

Les agents des gares, des aéroports et des autoroutes à péage ont commencé samedi à appliquer les restrictions de déplacement. Seuls les magasins d’alimentation, les librairies et les magasins de musique sont ouverts et les salles de classe des écoles secondaires ne fonctionnent qu’à la moitié de leur capacité.

Le nombre de cas quotidiens en France a presque doublé depuis le début du mois de mars, avec plus de 200 000 nouvelles infections enregistrées chaque semaine. Samedi, elle a signalé 42 619 nouveaux cas quotidiens, contre 41 869 vendredi.

Le nombre de patients dans les unités de soins intensifs a augmenté samedi pour atteindre son niveau le plus élevé de l’année, selon les données du ministère de la santé.

Un policier français patrouille sur la Promenade des Anglais pendant le troisième confinement imposé pour ralentir le rythme de la contagion du coronavirus (COVID-19), à Nice. [Eric Gaillard/Reuters]

La Belgique, quant à elle, a fermé tous les commerces impliquant un contact physique non médical, comme les salons de coiffure, pendant quatre semaines à partir de samedi.

Les commerces offrant des services “non essentiels” ne peuvent recevoir des clients que sur rendez-vous.

De son côté, la Pologne a fermé les crèches, les terrains de jeux, les magasins de meubles, ainsi que les salons de beauté et les barbiers. Le Premier ministre Mateusz Morawiecki a exhorté les gens à passer les prochaines vacances de Pâques chez eux, avec leur famille proche, mais n’a pas annoncé de restrictions de mouvement ni de fermeture complète.

En Hongrie, une augmentation record des infections et des décès a empêché la Hongrie d’assouplir les mesures de confinement, a déclaré le Premier ministre Viktor Orban.

Les hôpitaux sont soumis à une pression “extraordinaire” en Hongrie, un point chaud alors que la pandémie frappe particulièrement l’Europe centrale.

Des personnes portant des masques de protection marchent dans le centre de Budapest, après que le gouvernement hongrois ait imposé un confinement national pour contenir la propagation du coronavirus (COVID-19). [File: Bernadett Szabo/Reuters]

Les responsables de la santé ont distribué plus de 510 millions de doses de vaccin contre le coronavirus dans le monde, mais avec des écarts importants entre les pays.

L’Organisation mondiale de la santé a lancé vendredi un appel aux nations les plus riches pour qu’elles fassent don de vaccins afin d’aider les plus pauvres à commencer les inoculations.

Mais les pays riches de l’Union européenne ont encore du mal à faire démarrer leurs inoculations. Pourtant, le bloc s’attend à être le leader mondial de la production de vaccins d’ici la fin de l’année, avec 52 usines participant au processus à travers le continent, selon les déclarations du commissaire européen au marché intérieur, Thierry Breton.

M. Breton a déclaré que l’Europe devrait avoir vacciné suffisamment de personnes au cours de l’été européen, peut-être vers la mi-juillet, pour atteindre un niveau d'”immunité mondiale”.

D’ici la fin de l’année, l’Europe devrait avoir la capacité de produire entre deux et trois milliards de doses, a déclaré le commissaire vendredi, à l’usine de Barcelone de l’entreprise pharmaceutique Reig Jofre qui produira le vaccin contre le coronavirus de Johnson &amp ; Johnson au deuxième trimestre de l’année.