Personal shopper, responsable marketing… ces métiers du luxe qui recrutent



Personal shopper, responsable marketing... ces métiers du luxe qui recrutent


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Personal shopper, responsable marketing… ces métiers du luxe qui recrutent

Malgré la crise économique planétaire qui verra le chiffre d’affaires du secteur plonger de 15% pour l’année 2020, l’industrie du luxe (joaillerie, parfum, mode, horlogerie, automobile, yachting) continue de fasciner et de faire rêver bon nombre de candidats.

De nombreux emplois s’y créent ainsi que de nouveaux métiers, en France, patrie du luxe, mais également dans le monde entier, portés par l’avènement du digital qui permet aux marques de proposer de nouvelles expériences à une clientèle exigeante et toujours avide de nouveautés.

1 – Product owner (PO)

En étroite collaboration avec les équipes techniques (développeurs, UX designers, graphistes) et marketing, le product owner, en véritable chef d’orchestre, interprète les besoins des clients et les transforme en outils fonctionnels et digitaux. Sur la partie opérationnelle, il conçoit et teste de nouvelles fonctionnalités permettant d’améliorer le produit. Il est le référent, l’interlocuteur privilégié des chefs de projet et le garant du cahier des charges fonctionnels. «Le Product Owner est, par ailleurs, force de proposition pour identifier les solutions possibles et challenger les propositions des différentes parties prenantes», explique Martin Villelongue, directeur exécutif du cabinet Michael Page.

Formation : master 2 (école de commerce) en marketing digital.

Salaire : 40 K€/an (début de carrière) ; 70 K€/an (profil confirmé).

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2 – Architecte cloud

Afin de préserver ses valeurs d’exclusivité, de créativité et de rareté, le secteur du luxe voit en la data une réelle opportunité de proposer des services innovants toujours plus exclusifs et personnalisés à une clientèle exigeante. «L’architecte cloud est au cœur de ces enjeux puisqu’il est le garant de la cohérence, de la performance, de la fiabilité et de la sécurité des données, stockées sur des serveurs installés dans des data centers», analyse Martin Villelongue. Son rôle est donc de définir le design d’une solution cloud cohérente avec les besoins des utilisateurs et d’orchestrer sa mise en place, en lien avec les équipes techniques.

Formation : école d’ingénieurs (spécialisation informatique ou télécommunication).

Salaire : entre 70 K€ et 120 K€/an selon les environnements et le niveau d’expérience.

3 – Personal shopper

A l’ère du numérique et de la digitalisation de la vente (essor de l’e-commerce, click & collect…), ce métier particulièrement porteur répond aux attentes de la clientèle contemporaine. A partir de son propre portefeuille de clients (free-lance) ou bien d’une liste de clients VIP en boutique luxe ou conciergerie, le personal shopper a pour mission d’assister personnellement son (sa) client(e) dans le domaine de l’habillement et de la mode. «En ce contexte particulier de crise et d’incertitudes dans lequel les relations humaines sont obligatoirement limitées, ce profil vient pallier l’isolement naturel de l’acheteur», analyse Martin Villelongue.

Formation initiale : bac pro ou bac +2 mode ou commerce / formation en stylisme.

Formation continue : mastère mode & luxe.

Salaire : de 27 à 30 K€/an.

4 – Développeur Android/iOS

Ce spécialiste pointu du Web mobile possède plusieurs missions. Tout d’abord, il analyse le cahier des charges du client rédigé par le chef du projet Web, puis il choisit la solution technique la plus adaptée avant de développer l’application en respectant les règles et les contraintes du mobile. «Par ailleurs, il réalise les tests pour vérifier que l’application répond bien au cahier des charges et qu’elle convient à l’utilisateur final. Enfin, bien sûr, il corrige les bugs et met à jour l’application», pointe Martin Villelongue.

Formation : BTS ou DUT informatique suivi d’un cursus dans une école d’informatique, une école d’ingénieurs ou à l’université.

Salaire : entre 40 K€ et 65 K€/an selon le profil et l’expérience.

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5 – Data analyst

Grâce à la croissance de l’e-commerce et des réseaux sociaux, les entreprises – tous secteurs confondus – amassent de plus en plus de données. Ces dernières peuvent être liées à leurs clients, à leurs produits et à leurs performances, parfois même à celles de leurs concurrents. Le data analyst traite ces différentes données afin de dégager des observations utiles à l’entreprise. «Les rapports qu’il fournit leur permettent de prendre des décisions sur des axes d’amélioration de leurs produits et leurs stratégies marketing», note Martin Villelongue.

Formation initiale : master en data marketing d’une école de commerce ou d’ingénieurs.

Formation continue : MBA ou MS en data marketing d’une école de commerce ou d’ingénieurs.

Salaire : entre 35 et 65 K€/an selon l’expérience.

6 – Data scientist

Responsable de la gestion et de l’analyse des données (big data), ce profil très attractif auprès des recruteurs est en charge de la récupération et du traitement de millions d’informations. Au-delà de sa fonction de data analyst, il a pour mission de faire parler les données et de les mettre au service de la direction de son organisation. «Ce métier récent, mais que l’on retrouve dans de nombreux secteurs d’activité, relève d’enjeux à la fois fonctionnels et stratégiques», explique Emmanuel Stanislas, fondateur du cabinet de recrutement Clémentine, spécialiste du digital et de l’IT.

Formation : masters axés sur la data science (master data mining, master gestion de données,..), masters of science, écoles d’ingénieurs.

Salaire : entre 45 K€ pour un profil junior et jusqu’à 120 K€/an.

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7 – Responsable communication RH et marque employeur

Jusque-là réservée aux grands groupes ou aux secteurs du conseil et de la finance, cette fonction a le vent en poupe dans l’univers du luxe. «La place stratégique de la fonction RH au sein de l’entreprise, les nombreux projets de développement qu’elle gère (dont la digitalisation) ainsi que la nécessité d’attirer et de retenir les compétences et les talents dans un marché en reprise font de la communication RH un enjeu fort», assure Martin Villelongue, qui reconnaît que, même si les volumes de recrutement sont encore timides, de plus en plus de DRH et de secteurs variés prennent conscience de l’apport d’une telle fonction.

Formation : écoles spécialisées en communication (Celsa…), en ressources humaines ou généralistes de type IEP, ou écoles de commerce avec, idéalement une spécialisation RH/communication.

Salaire : entre 55 K€ et 80 €/an dans une ETI et entre 75 K€ et 90 K€/an dans un grand groupe.

8 – Responsable diversité et RSE

L’industrie du luxe est fortement scrutée par les consommateurs, notamment ceux des plus jeunes générations, qui attendent que le fonctionnement des entreprises reflète les valeurs qu’elles revendiquent via leur communication en externe. A ce titre, le rôle du responsable diversité et RSE est de veiller à ce que les processus de production (main-d’œuvre, matières premières, chaînes de valeur, etc.) soient conformes aux impératifs de développement durable. «Les marques de luxe doivent se positionner dans une logique d’inclusivité dans leurs recrutements et leurs ciblages clients», analyse Chiara Berlendi, principal du cabinet Heidrick & Struggles.

Formation : bac + 5 dans le domaine de l’environnement, du développement durable, de l’écodéveloppement ou des RH. Ecole d’ingénieurs ou de commerce avec une spécialisation développement durable.

Salaire : chef de projet RSE 39 K€/an ; responsable RSE : 61 K€/an.

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9 – Chief customer officer (CCO, responsable de l’expérience client)

Dans un environnement toujours plus compétitif, les marques de l’industrie du luxe ont pour impératif de préserver le prestige qui les entoure. Dans cette perspective, elles doivent avant tout proposer aux consommateurs une expérience client innovante, permettant de les distinguer de la concurrence. «Le CCO élabore une stratégie de fidélisation de la clientèle, via une expérience de consommation qui se veut aussi bien premium online (site et réseaux sociaux) qu’offline (en magasin)», souligne Chiara Berlendi, qui précise que dans l’univers du luxe «une connaissance fine du marché chinois est essentielle».

Formation : bac + 4/5 (marketing, sociologie, sciences cognitives, communication, ergonomie…), écoles de commerce, d’informatique ou de multimédia.

Salaire : entre 30 et 60 K€/an selon l’expérience.

10 – Chief digital officer (CDO)

Pour attirer les nouvelles générations de consommateurs, l’industrie du luxe et de la mode doit se confronter aux problématiques du marketing digital, d’autant que la crise sanitaire a accéléré l’importance du numérique dans une proportion qui n’était pas attendue avant huit à dix ans. Dans cette perspective, le rôle du CDO est de piloter des équipes et des missions à la fois analytiques, techniques et opérationnelles pour définir la stratégie marketing digitale, piloter les campagnes et mesurer les résultats. «Cette fonction est essentielle pour le développement du business et nécessite une expérience et une maturité importantes pour susciter une véritable accélération de la performance commerciale», pointe Chiara Berlendi.

Formation : écoles de commerce, d’ingénieurs, de communication et digital.

Salaire : entre 50 K€ et 120 K€/an selon l’expérience et la taille de l’entreprise.

11 – Directeur supply chain

L’amoindrissement des marges lié à la démocratisation des marques du luxe ainsi que les impératifs en termes de transition écologique font, aujourd’hui, du directeur supply chain un rouage stratégique de premier plan pour les entreprises. Cette fonction est confrontée à des défis multiples. Elle est en charge de créer des chaînes de valeur durables et rentables, tout en optimisant la logistique afin d’assurer l’approvisionnement rapide de l’ensemble des magasins. «Cette fonction induit obligatoirement une appétence pour l’humain et le relationnel, car il faut constamment échanger, voire négocier, avec les fournisseurs et les transporteurs», explique Claire Babel, associée chez Heidrick & Struggles.

Formation : formation universitaire supérieure, école de commerce ou d’ingénieurs, idéalement complétée par un troisième cycle spécialisé.

Salaire : entre 75 et 100 K€/an selon l’expérience et la taille de l’entreprise.

12 – Directeur financier

La direction des finances est chargée d’assurer la profitabilité de l’entreprise dans un environnement industriel et commercial – propre au luxe, mais pas uniquement – où la pression financière s’accentue sous l’effet d’une hausse des charges (innovation, développement durable, fiscalité, conformité…) et d’une baisse des ventes, notamment dans le contexte du Covid. «Le directeur financier doit faire preuve d’agilité et de résilience au gré des différentes conjonctures, et se montrer adaptable face à un environnement incertain et anxiogène, note Chiara Berlendi. Dans le contexte actuel, il doit adopter une posture proactive et jouer un véritable rôle de copilote et de business partner auprès de la direction générale.»

Formation : bac + 5 en gestion, finance et comptabilité, économie ou droit des affaires.

Salaire : entre 60 K€ et 120 K€/an selon l’expérience et la taille de l’entreprise.

13 – Directeur des ressources humaines

L’industrie du luxe connaît aujourd’hui d’importants bouleversements liés aux transformations digitales ainsi qu’aux nouvelles attentes des consommateurs. De ce fait, les compétences nécessaires pour exercer dans le secteur évoluent rapidement, et ce, quelles que soient les fonctions. Dans ce contexte, le rôle du DRH, au-delà de ses missions traditionnelles (gestion de la stratégie RH, encadrement et administration des effectifs, etc.), implique le pilotage de politiques de formation innovantes, permettant aux équipes de rester en pointe dans les différentes pratiques, selon une logique de learning & development (L&D). «Le DRH doit gérer avec minutie l’attractivité et la fidélisation des talents, susceptibles d’être chassés par des maisons concurrentes ou par des entreprises d’autres secteurs», remarque Chiara Berlendi.

Formation : bac + 5 écoles de commerce, IEP, universités proposant des parcours adaptés / master en ressources humaines.

Salaire : entre 80 K€ et 190 K€/an selon l’expérience et la taille de l’entreprise.

14 – Responsable marketing du luxe

Le responsable marketing élabore les actions marketing nécessaires à la commercialisation d’un produit (positionnement à définir, actions commerciales à mettre en œuvre, clientèle à séduire, etc.). Il définit les grandes lignes de la stratégie commerciale de son entreprise ou d’un de ses services. Son environnement est de plus en plus digital. Il dispose de nouvelles informations grâce aux outils de profilage des consommateurs, d’intelligence artificielle et d’analyse comportementale. Il peut aussi collecter et analyser un grand nombre d’informations (big data) sur les clients et les produits. Son rôle est également de développer l’image de marque, qui est très importante dans le domaine du luxe.

Formation : bac + 5. Ecole de commerce et de marketing. Ecole de mode avec une spécialisation pour le luxe et le marketing opérationnel.

Salaire : entre 40 K€ et 60 K€/an.

15 – Chef de produit luxe

Intermédiaire entre la conception, la fabrication et le service commercial d’une entreprise, le chef de produit doit déterminer une stratégie marketing de lancement sur le marché et une démarche publicitaire. Avec les concepteurs et les chargés de fabrication, il met au point les nouveaux produits, en s’intéressant particulièrement à l’innovation technique, à la présentation ou à la diversification d’une gamme. Le chef de produit doit maîtriser les outils statistiques ou digitaux (Google Analytics) ainsi que ceux du Webdesign. Le domaine du luxe l’oblige à être particulièrement rigoureux, à prêter attention aux moindres détails et surtout à mettre l’accent sur le service client, particulièrement recherché par les acheteurs de ces produits.

Formation : école de commerce ou de marketing spécialisée dans le luxe.

Salaire : entre 35 et 60 K€/an.

L’e-commerce compense la baisse mondiale des ventes

En raison de la crise sanitaire liée au coronavirus, beaucoup d’analystes estiment que l’industrie du luxe devrait accuser une baisse de 15% de son chiffre d’affaires en 2020. L’e-commerce pourrait représenter jusqu’à 17% du chiffre d’affaires des marques contre 12% en 2019. Quant à la distribution classique, elle doit elle aussi se réinventer : si les clients chinois, considérés comme les plus stratégiques pour bon nombre de marques, se remettent à acheter des biens de luxe, ils préfèrent désormais faire leur shopping dans les boutiques monomarques. Les grands magasins, qui concentrent beaucoup de monde dans un même endroit, sont, eux, délaissés.

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