Pas de place pour les insultes : La France condamne les propos inacceptables de l’envoyé chinois – Republic TV

Le ministère français des Affaires étrangères a condamné le 22 mars les “propos inacceptables” de l’ambassadeur de Chine à Paris, notamment les insultes et les menaces qu’il aurait proférées à l’encontre de législateurs et d’un chercheur. Selon l’agence AP, le ministère français a également dénoncé les sanctions imposées par la Chine à l’encontre de dix Européens, dont cinq membres du Parlement européen, en réponse aux sanctions occidentales contre des responsables chinois pour des violations présumées des droits de la minorité ouïghoure du pays. En outre, l’ambassadeur chinois, Lu Shaye, a été convoqué au ministère en raison de ses récents commentaires.

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Dans une série de tweets, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a déclaré : ” Les propos de l’ambassade de Chine en France et les actions contre les élus, les chercheurs et les diplomates européens sont inadmissibles. J’ai demandé que l’ambassadeur de Chine soit convoqué pour lui rappeler fermement ces messages”.

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La France proteste contre les sanctions imposées par la Chine

L’ambassade de Chine en France avait traité un chercheur basé à Paris, Antoine Bondaz, de “voyou” après qu’il eut dénoncé les pressions exercées par la Chine sur les législateurs français au sujet d’une prochaine visite à Taïwan. À la suite de ses commentaires, l’ambassadeur chinois Shaye a qualifié Bondaz de “voyou à la petite semaine”, de “hyène folle” et de “troll idéologique” aux positions “anti-chinoises”. En réponse à Shaye, la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Agnès von der Muhl, a déclaré que l’ambassade est tenue de “respecter strictement” les règles des relations diplomatiques.

Le ministère français des affaires étrangères a également protesté contre la décision de la Chine de sanctionner plusieurs ressortissants européens, dont un membre français du Parlement européen, Raphael Glucksmann. Il convient de mentionner que la Chine avait déclaré que les sanctions étaient des représailles aux sanctions imposées par l’UE à de hauts responsables chinois en raison des violations des droits de l’homme dans la région du Xinjiang, à l’extrême ouest de la Chine. Le ministère français, quant à lui, a déclaré que ce n’est pas en s’attaquant à la liberté académique, à la liberté d’expression et aux libertés démocratiques fondamentales que la Chine répondra aux préoccupations légitimes de l’UE.

(Image : AP)