24 janvier 2021
Nous devons vérifier le bien-être de nos collègues

Nous devons vérifier le bien-être de nos collègues

Nous devons nous occuper de nos infirmières, pour qu’elles puissent s’occuper de nous. Le maintien en poste des infirmières est une question importante, aujourd’hui plus que jamais.

Le Royal College of Nursing a mené une enquête auprès de ses membres, suggérant que le moral s’est considérablement détérioré au sein du NHS depuis la pandémie.

Ils ont constaté que les problèmes existants sur le lieu de travail posent toujours un problème et, pour beaucoup, ont été exacerbés, affectant la santé et le bien-être du personnel.

La dotation en personnel est une question importante et une préoccupation constante pour beaucoup au sein du NHS. Le gouvernement nous a informés qu’il y a eu 13 000 infirmières de plus cette année. C’est un bon début, mais ce n’est pas la fin du problème.

Le dernier chiffre du gouvernement inclut également le personnel qui a rejoint le registre d’urgence temporaire du Conseil des infirmières et sages-femmes pour aider à lutter contre la pandémie, qui pourrait ne pas persister. Avant la pandémie, selon le RCN, 50 000 postes d’infirmiers étaient vacants au sein du NHS dans tout le Royaume-Uni.

Un rapport du National Audit Office publié au début de cette année a révélé que, bien que le nombre d’infirmières du NHS ait augmenté de 5 % entre 2010 et 2019, il y a eu des réductions substantielles dans certains domaines, par exemple, une réduction de 38 % des infirmières spécialisées dans les troubles d’apprentissage et une augmentation disproportionnée de l’activité dans les hôpitaux et les services de santé communautaires.

Il est essentiel de conserver le personnel pour que le personnel infirmier soit efficace, la Plan à long terme du NHS s’est engagé à améliorer le taux de rétention de 2 % d’ici 2025, ce qui équivaut à 12 400 infirmières supplémentaires.

Pour tenter d’évaluer la satisfaction professionnelle des infirmières en vue d’améliorer leur maintien en poste, j’ai entrepris, avant la pandémie, un questionnaire au niveau local, au sein d’une division comprenant 15 salles, auquel ont participé les infirmières de la bande 5 et les infirmières de la bande 6, les infirmières adjointes et les infirmières responsables ; 62 % des participants ont déclaré avoir envisagé de quitter la profession d’infirmière à un moment donné de leur carrière jusqu’à présent.

Parmi les principaux facteurs qui influent sur la satisfaction au travail, citons les niveaux d’effectifs, suivis du stress, de la capacité à fournir des soins de qualité, des réactions positives et des attentes élevées du public, entre autres.

“Les faits montrent que pour retenir nos infirmières, nous devons nous occuper de notre personnel”

Malgré cela, les thèmes et les commentaires positifs des infirmières se sont poursuivis, indiquant que les participants ressentaient du plaisir au travail et étaient soutenus dans leur équipe. Les résultats de ce questionnaire semblent être comparables à ceux de l’enquête nationale du RCN.

Les faits montrent que pour retenir nos infirmières, nous devons nous occuper de notre personnel. De nombreux commentaires formulés dans le questionnaire indiquent que même lorsque le stress est un problème, un soutien et une appréciation adéquats de la part de l’équipe et de l’organisation permettent de réduire le stress et d’améliorer la satisfaction au travail.

Les facteurs organisationnels susceptibles de réduire le stress ou d’apporter un soutien au personnel mentionné dans le questionnaire peuvent inclure la facilitation d’un équilibre adéquat entre le travail et la vie privée, la mise à disposition de parkings à un prix raisonnable, un environnement relaxant pour prendre des pauses et la fourniture de services de bien-être.

D’autres facteurs permettant d’améliorer la satisfaction du personnel ont été identifiés : disposer de méthodes pour célébrer les réalisations et montrer son appréciation du personnel de première ligne, le débriefing et la supervision clinique, les possibilités d’éducation et de progression, le temps alloué au développement personnel et les personnes ayant la capacité d’influencer le changement, par exemple, par le biais de schémas de gouvernance partagée.

“C’est une période difficile pour les travailleurs de la santé, rendue encore plus difficile par un nombre élevé de postes vacants”.

Dans le cadre de mon projet et de ma carrière, j’ai travaillé comme et avec de nombreuses infirmières, et j’ai acquis leur connaissance des difficultés et des réalisations d’une infirmière en milieu hospitalier de soins aigus.

Le rôle joué à l’heure actuelle, dans le contexte de la pandémie de coronavirus, est extrêmement difficile et sans précédent. Les défis sont en constante évolution et les services et le personnel s’adaptent pour répondre aux besoins des patients, tout en cherchant toujours à maintenir des soins de haute qualité et de la compassion.

Le bien-être des patients et du public reste au premier plan pour les infirmières et tous les professionnels de la santé. C’est une période difficile pour les travailleurs de la santé, rendue encore plus difficile par un nombre élevé de postes vacants.

Nous devons vérifier le bien-être de notre personnel et de nos collègues en cette période difficile et, en fin de compte, améliorer la rétention.

Claire Docherty est cinfirmière spécialisée, Nottingham University Hospitals NHS Trust ; ce projet a été entrepris dans le cadre d’une bourse d’infirmier en chef pour les hôpitaux universitaires de Nottingham.