Nous avons besoin de politiques de développement industriel qui visent le bien-être des gens – Corriere Adriatico

Il y a plus d’un an, mon premier article sur ces colonnes analysait les problèmes du travail dans notre Région. Nous avons vécu dans un autre monde, nous ne savions pas ce que c’était pandémie et beaucoup espéraient planifier un virage progressif pour le nôtre Région juste à partir du travail. La pandémie qui est arrivée peu de temps après a tout changé.

D’abord le thème récurrent était la maîtrise des dépenses publiques, en particulier la santé, puis nous avons pu constater à quel point ces politiques étaient erronées: nous nous sommes retrouvés mal préparés, avec un système de santé inadapté, une médecine territoriale négligée et pas équipés pour faire face aux graves crise sanitaire. Il a fallu peu de temps pour réaliser tout cela et grâce à l’engagement de nombreux médecins et personnels de santé, nous avons contenu les effets de la pandémie. Nous n’en sommes pas encore sortis, nous n’avons toujours pas assez de vaccins pour tout le monde, tout comme dans les premières semaines nous n’avions pas de masques pour nous défendre.

Nous avons maintenant compris qu’un pays ne peut pas se passer de ces défenses, donc après avoir repris la fabrication de masques, nous reprendrons bientôt la production de vaccins. J’espère que cette expérience guidera le pays dans la mise en œuvre de politiques de développement industriel visant le bien-être de la population, garantissant les principes fondamentaux tels que la santé et le travail. Le travail reste le seul outil permettant de garantir l’équité sociale et de donner dignité et liberté à chacun. Tout est déjà écrit dans notre Constitution: le premier article stipule que la République est fondée sur le travail. Le travail est un droit pour tous les citoyens et toutes les conditions doivent être promues pour le rendre efficace.

Tout comme il doit y avoir une juste rémunération pour chaque emploi, identique pour les femmes et les hommes et en cas de difficulté, prévoir des outils d’aide. Il suffirait d’orienter les politiques industrielles dans ces directions et nombre des problèmes seraient résolus. Il y a deux jours, à l’occasion de la fête du Travail, les données étaient reconnues, impitoyables et négatives: plus de neuf cent mille emplois ont été perdus depuis le début de la pandémie, principalement des jeunes et des femmes. Dans les Marches, la situation est encore pire, ces dernières semaines, dans le secteur manufacturier, il y a un risque de perdre mille emplois supplémentaires dans un territoire déjà en souffrance comme celui de Fabriano.

Les entreprises semblent avoir perdu le lien avec leur territoire, elles ne s’en inspirent plus, elles ne valorisent pas sa richesse, elles négligent ses besoins. Avec l’arrivée des multinationales, le désir d’innover et de créer, typique de l’entrepreneuriat régional, s’est perdu. Des situations similaires se retrouvent dans les autres secteurs manufacturiers qui ont toujours représenté l’épine dorsale des Marches. La situation est temporairement gelée en raison du gel des licenciements qui prendra fin dans deux mois. Il sera bon de commencer à planifier des transitions progressives et socialement durables, il n’est pas permis de laisser des milliers de personnes supplémentaires sans travail. Le travail a changé et continuera de se transformer, également motivé par les besoins imposés par la pandémie, comme le travail agile.

Dans notre Région en un peu plus de 50 ans, nous sommes passés d’un travail essentiellement agricole à un secteur industriel et tertiaire de pointe, toujours en pleine transformation grâce aux innovations technologiques introduites par la digitalisation et nous espérons bientôt aussi des transitions écologiques désormais indispensables pour pleine durabilité environnementale. Nous aurons certainement plus de “machines” pour travailler moins mais travailler dans plus de personnes, pour continuer à construire des “choses” mais avec une consommation réduite de ressources et d’énergie dans une perspective de développement durable, pour améliorer les conditions de vie de tous et respectueuses de l’environnement. Pour éviter que la durabilité entraîne des pertes d’emplois, plutôt que d’en créer de nouveaux, ces transformations doivent être accompagnées de cours de formation pour donner aux travailleurs des connaissances et des compétences et donc la capacité d’utiliser les nouvelles technologies sans laisser personne de côté.

Dans les rapports récents du Forum économique mondial, dédiés aux nouveaux métiers du futur, sont décrits des scénarios dans lesquels les innovations et les nouvelles découvertes scientifiques mèneront à de nouveaux emplois qui ne sont pas encore prévisibles, réfléchissent aux possibilités infinies offertes par l’intelligence artificielle et la robotique. Nous avons réussi à faire voler un drone vers une autre planète, Mars. Il n’y a pas d’autre moyen pour notre pays, je l’enseigne à mes élèves: les nouvelles technologies doivent nous permettre de faire mieux ce que nous faisions auparavant, avec moins d’efforts, avec plus de qualité et plus de sécurité, en créant plus de bien-être et d’emplois. Travailler moins mais travailler tout le monde, briser les inégalités sociales.

Cette transformation pourrait être facilitée par le projet qui vient d’être présenté par le gouvernement de puiser dans le financement de l’UE NextGeneration, du moins dans les orientations générales cela est bien mis en évidence et nous espérons que les nombreuses actions prévues seront mises en œuvre dans les délais. «Ce seront des travaux qui sortiront le pays de cette urgence – assure le président Mattarella – l’équité, l’évolution sociale reposent sur la garantie de l’accès au travail pour tous. Si le travail grandit, la cohésion de notre société grandit ». Dans les Marches, tout cela demande plus d’efforts. Nous avons des secteurs productifs composés de petites et moyennes entreprises qui ont besoin d’innovation et de connaissances spécifiques, mais qui n’ont pas les structures et les dimensions nécessaires pour le faire de manière indépendante. Comme je l’ai répété à plusieurs reprises, nous avons besoin d’un New Deal Marche basé sur des visions clairvoyantes, sur la valorisation des personnes et sur des investissements appropriés dans des infrastructures et des plates-formes ouvertes et collaboratives, avec une participation significative d’institutions de recherche et d’universités, pour former les travailleurs. . et fournir des outils innovants aux entreprises dans une perspective de pleine durabilité sociale et économique.

* Département de génie de l’information, Faculté d’ingénierie, Université polytechnique des Marches

Dernière mise à jour: 16:16


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