Macron giflé au visage lors d’un bain de foule dans le sud-est de la France – News 24

Un homme a giflé mardi le président Emmanuel Macron lors d’un bain de foule dans le sud de la France, un incident que son Premier ministre a dénoncé comme un affront à la démocratie.

Dans une vidéo circulant sur les réseaux sociaux, Macron a tendu la main pour saluer un homme parmi une petite foule de spectateurs se tenant derrière une barrière métallique alors que le président visitait un établissement de formation professionnelle pour l’industrie hôtelière.

L’homme, qui était vêtu d’un tee-shirt kaki, a alors crié “A bas la Macronie” (“A Bas La Macronie”) et a giflé Macron sur le côté gauche du visage.

On l’entendait aussi crier “Montjoie Saint Denis”, le cri de guerre de l’armée française quand le pays était encore une monarchie.

Deux des agents de sécurité de Macron se sont attaqués à l’homme en t-shirt et un autre a fait partir Macron.

Le président est brièvement resté près de la foule, désignant quelqu’un de l’autre côté de la barrière, avant que ses agents de sécurité ne l’éloignent.

Deux personnes ont été interpellées, a indiqué à Reuters une source policière. L’identité de l’homme qui a giflé Macron et ses motifs n’étaient pas clairs.

Macron était en visite dans la Drôme pour rencontrer des restaurateurs et des étudiants et parler du retour à une vie normale après la pandémie de COVID-19.

C’était l’une d’une série de visites qu’il effectue, disent ses collaborateurs, pour prendre le pouls de la nation avant une élection présidentielle l’année prochaine. Il a ensuite poursuivi sa visite dans la région.

Le maire local, Xavier Angeli, a déclaré à la radio franceinfo que Macron a exhorté sa sécurité à “le laisser, le laisser” alors que le contrevenant était maintenu au sol.

Le bureau du président a déclaré qu’il y avait eu une tentative de frapper Macron, mais a refusé de commenter davantage.

VIOLENCES CONDAMNÉES

Le Premier ministre Jean Castex a condamné l’incident.

“La démocratie ne peut jamais être une question de violence, d’agression verbale, et encore moins d’agression physique. J’appelle à un réveil républicain, nous sommes tous concernés, les fondements de notre démocratie sont en jeu”, a-t-il déclaré au Parlement.

La dirigeante d’extrême droite Marine Le Pen, qui a souvent accusé Macron d’être détaché des défis des gens ordinaires et dont le projet des sondages sera son principal challenger en 2022, a également critiqué l’attentat.

“Je suis l’adversaire n°1 d’Emmanuel Macron, mais c’est lui le président. On peut le combattre politiquement mais on ne peut pas se permettre la moindre violence à son égard”, a-t-elle écrit sur Twitter.

En 2016, Macron, qui était alors ministre de l’Économie, a été bombardé d’œufs par des syndicalistes d’extrême gauche lors d’une grève contre les réformes du travail. Macron a qualifié cet incident de « normal » et a déclaré que cela ne freinerait pas sa détermination.

Deux ans plus tard, des manifestants anti-gouvernementaux en “gilets jaunes” ont chahuté et hué Macron lors d’un incident qui, selon les alliés du gouvernement, a ébranlé le président.

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