L’UE n’est pas nécessaire : l’Allemagne, la France et l’Italie en lice pour des accords post-Brexit avec le Royaume-Uni – CityAM – City AM

Les trois plus grands pays de l’UE – la France, l’Italie et l’Allemagne – ont entamé des négociations avec le Royaume-Uni en vue de conclure des accords bilatéraux de sécurité et de renseignement post-Brexit.

Des discussions ont lieu au niveau des ambassadeurs et des ministres, axées sur la coopération en matière de défense et le partage de renseignements, selon plusieurs reportages en Allemagne et en France, ainsi que Le gardien.

Les pourparlers bilatéraux suivent la position du Royaume-Uni selon laquelle il n’est pas intéressé par des liens de sécurité plus étroits avec l’UE dans son ensemble.

Allemagne

Le Royaume-Uni et l’État membre le plus grand et le plus puissant de l’UE, l’Allemagne, auraient lancé des négociations il y a des mois, visant à une déclaration ou un traité conjoint avant la fin de cette année.

L’ambassadeur d’Allemagne à Londres, Andreas Michaelis, avait précédemment qualifié le Royaume-Uni de “partenaire idéal” pour un partenariat de sécurité et de renseignement avec l’Allemagne, minimisant ainsi la nécessité pour l’UE de faire partie de tout accord.

Parallèlement à tout accord bilatéral, le Royaume-Uni et l’Allemagne discutent également de la question de savoir si et comment le Royaume-Uni pourrait établir une sorte de cadre de politique étrangère coordonné avec l’UE, très probablement via l’OTAN, le G7 ou l’E3, qui est l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne. La configuration E3 a été utilisée dans les négociations avec l’Iran.

France

Pendant ce temps, la France et le Royaume-Uni prévoient de relancer leur réunion annuelle entre les ministres britanniques de la Défense et des Affaires étrangères.

Cela aurait été convenu lors de la récente visite de Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères, alors qu’il se trouvait à Londres pour le sommet des ministres des Affaires étrangères du G7 le mois dernier.

La dernière fois qu’un tel sommet a eu lieu, c’était il y a plus de deux ans.

« Sur de nombreuses questions, nous avons des points de vue congruents, des analyses partagées ou des intérêts communs. On est voisins. Nous ne pouvons pas rester immobiles à nous regarder », a déclaré Le Drian.

Italie

Enfin, l’Italie est également impatiente de conclure un accord avec le Royaume-Uni dans les prochains mois.

Des responsables de l’ambassade d’Italie à Londres ont clairement indiqué à plusieurs organes de presse qu’ils espéraient parvenir à « un accord ou un mini-traité » avec le Royaume-Uni avant la fin de cette année.

Le gouvernement italien serait en train d’examiner différents scénarios dans lesquels une législation italienne pourrait être introduite pour ouvrir la voie à tout accord de défense avec le Royaume-Uni pour être considéré comme « un commerce avec un partenaire partageant les mêmes idées », plutôt qu’un tiers, non-UE pays.

En public, Giorgio Mule, vice-ministre italien de la Défense, a récemment déclaré que le récent examen intégré du Royaume-Uni sur la sécurité et la politique étrangère démontre « une volonté de maintenir l’engagement britannique envers la sécurité en Europe à un niveau élevé ».

Les commentaires de Mule interviennent quelques mois seulement après l’entrée en fonction du nouveau Premier ministre italien. Mario Draghi, ancien président de la Banque centrale européenne, serait favorable à un accord bilatéral avec le Royaume-Uni.

Même s’il est un fervent partisan de l’adhésion de l’Italie à l’UE, il est beaucoup moins enthousiasmé par les liens étroits avec la Russie et la Chine que les précédents gouvernements italiens.

L’Italie est également présidente du prochain sommet du G20, qui se tiendra à Rome les 30 et 31 octobre de cette année.

Systèmes BAE

La collaboration de l’Italie avec le Royaume-Uni sur les questions de sécurité et de défense n’est pas nouvelle : BAE Systems et son homologue italien Leonardo travaillent ensemble depuis des années.

Plus récemment, ils se sont associés pour un avion de chasse de sixième génération, le Tempest.

Mule a souligné qu’il était vital “d’ancrer une politique industrielle capable de faire face à la concurrence internationale agressive et souvent impitoyable et, en particulier, chinoise avec compétence, savoir-faire, capacité et innovation technologique”.

Lorsqu’il est approché par Ville AM cet après-midi, un porte-parole de la Commission européenne à Bruxelles a refusé de commenter les rapports.

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