14 août 2020

Prévention des fautes pharmaceutiques | ArticleIFY

Médicaments
Crédit photo : Pixabay

La promesse d’une infodémie et de faux médicaments séduisants pour guérir la pandémie COVID-19 aggravent progressivement la crise de santé publique en cours. Le commerce en ligne non approuvé et non réglementé de la vente de faux médicaments ne fait qu’alimenter le feu existant. Les faux masques faciaux, les kits de test contrefaits et les médicaments de marque inconnue sont également en augmentation. Ces phénomènes doivent donc être traités avec une éthique médicale forte et une réglementation étatique.

Au Bangladesh, le mandat de l’État en matière de prévention de la toxicomanie peut être extrait de l’article 18 de la Constitution qui soutient l’adoption de mesures efficaces pour prévenir la consommation de drogues préjudiciables à la santé publique. Cette disposition constitutionnelle se trouve multipliée dans la politique no. 4.7 de la Politique nationale sur les drogues 2016 qui stipule que “la vente de faux médicaments, de médicaments falsifiés, de médicaments périmés, de médicaments non enregistrés, de médicaments contrefaits, de médicaments de marque falsifiée sont des infractions punissables pour entrave à la bonne gouvernance dans le secteur des médicaments, par conséquent, les fabricants de médicaments, l’organisation, le vendeur en gros et au détail sont tous responsables”. Toute personne ou organisation associée à la production, la commercialisation, la vente, la distribution et/ou le stockage de ces médicaments doit faire l’objet d’une action en justice rigoureuse et la licence correspondante doit également être révoquée par la Direction générale de l’administration des médicaments. En outre, le droit à la santé, en tant qu’extension du droit fondamental à la vie, a acquis une nouvelle dimension en raison de la propagation de maladies mortelles dans le monde entier ainsi que dans notre pays.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu’un produit médical sur dix circulant dans les pays à faibles et moyens revenus est soit de qualité inférieure, soit un faux, ce qui est à la fois dangereux et un gaspillage d’argent. Diverses études universitaires ont estimé la prévalence entre 11 et 48 %. Sur les 1 500 cas signalés de tels produits, la plupart provenaient d’Afrique (42 %), l’Asie du Sud-Est étant également un important point chaud pour les faux médicaments.

Conformément à l’article 8 de la loi sur les drogues de 1940, la qualité standard du médicament désigne les médicaments qui répondent aux normes énoncées dans l’annexe de la loi. L’article 9 de ladite loi a lancé l’idée de “médicament mal étiqueté”.. Elle implique que si la drogue est une indication, une substitution ou une ressemblance susceptible tromper, un autre médicament ou porte sur lui ou sur son étiquette ou son récipient le nom de un autre médicament à moins qu’elle ne soit marquée de manière claire et visible afin de révéler son véritable caractère et son absence d’identité avec cette autre drogue. L’article 18 de la loi interdit la fabrication et la vente de drogues de qualité inférieure et de marques erronées. L’article 28 correspondant stipule que quiconque, pour toute drogue vendue par lui, que ce soit en tant que principal ou agent donne à l’acheteur un fausse garantie que le médicament ne contrevient en aucune façon aux dispositions de article 18 sauf s’il prouve que, lorsqu’il a donné la garantie, il avait une bonne raison de croire qu’il en est de même pour les peines d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à un an avec bien ou avec à la fois.

La sanction légale existante n’est pas assez complète pour traiter la question de l’exposition à des médicaments contrefaits et de qualité inférieure pendant la pandémie. L’échelle de sanctions renforcée avec des déterminants précis devrait être introduite pour contrôler ce phénomène quasi-pandémique. L’observation de la High Court Division (HCD) selon laquelle “la production, la vente et le stockage de faux médicaments et de médicaments frelatés devraient être traités maximum La punition trouve un écho dans la les sentiments de la plupart des gens dans le pays”. Cette remarque a été faite au moment de l’audition des soumissions suite à une requête d’assignation déposée auprès du HCD le 17 juin 2019, demandant la confiscation des médicaments prescrits, faux et falsifiés dans les pharmacies de tout le pays.

Selon la section 7 de la loi 2018 sur les maladies infectieuses (prévention, contrôle et éradication), les fonctions du comité consultatif constitué en vertu de cette loi comprennent l’observation et l’examen des antibiotiques avec d’autres médicaments qui sont utilisés dans le traitement des maladies transmissibles. L’article 9 de la loi insiste sur la nécessité de se conformer aux instructions et règlements sanitaires de l’OMS pour protéger la santé publique pendant la pandémie.

La fabrication de faux médicaments est un crime opportuniste, plus courant dans les endroits où la surveillance réglementaire est faible ou incohérente. Dans cette situation imprévisible, les parties prenantes de tous les horizons devraient envisager le développement d’une communication efficace et de programmes de formation pour les consommateurs et les travailleurs de la santé sur la compréhension de la qualité et de la sécurité du médicament.

Nom de l’auteur : Farzana Akhter

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