23 janvier 2021
Les spiritualités alternatives se développent en Suisse, mais la moitié d’entre elles disent encore que la religion joue un rôle dans l’éducation des enfants, Evangelical Focus

Les spiritualités alternatives se développent en Suisse, mais la moitié d’entre elles disent encore que la religion joue un rôle dans l’éducation des enfants, Evangelical Focus

L’Office fédéral de la statistique (OFS) a récemment publié la deuxième édition de son enquête sur la langue, la religion et la culture.

Selon l’enquête, plus de 70 % de la population suisse a déclaré appartenir à une religion en 2019Bien que la proportion de personnes déclarant croire en un Dieu unique ait changé depuis la première enquête en 2014 (2014 : 46% ; 2019 : 40%).

Un quart de la population croit ni en un seul ni en plusieurs dieux, mais plutôt dans une puissance supérieure.

En outre, le le nombre d’athées n’a guère augmenté, passant de 12 à 15 %.et celle des agnostiques est passée de 17% à 18% au cours de la même période.

Comme dans d’autres pays européens, “l L’évolution du paysage religieux suisse s’est accélérée ces dernières années”. Il y a cinquante ans, la quasi-totalité de la population était soit protestante (49 %), soit catholique (47 %). “La proportions de ces deux les religions traditionnelles sont tombées à 23% et 35% respectivement”, a souligné l’OFS.

En attendant, “ceux qui n’ont pas d’affiliation religieuse ont explosé de 1 % en 2014 à 28 % aujourd’hui.

La part des autres religions chrétiennes (y compris chrétiens évangéliques) est de 5,6 %, et les communautés musulmanes représentent 5,3 % de la population.

Les pratiques et croyances alternatives sont également en augmentationPrès d’un quart de la population (24 %) a pratiqué le yoga, le tai chi ou le qigong au cours des 12 mois précédant l’enquête (2014 : 19 %) et 23 % a participé à des programmes de développement personnel (2014 : 21 %).

Les spiritualités alternatives se développent en Suisse, mais la moitié des personnes interrogées affirment que la religion joue un rôle dans l'éducation des enfants

Résultats de l’enquête sur la langue, la religion et la culture. / OFS.

L’enquête le montre, l’année dernière, 8,2% des personnes qui s’identifient comme religieuses ont été victimes de discrimination en raison de leurs croyances. La plupart d’entre eux étaient musulmans (35 %), suivis par les personnes d’autres religions (26 %), tandis que la discrimination reste faible pour les catholiques et les protestants (6,2 % et 4,6 %).

“La discrimination peut se produire dans plusieurs domaines de la vie (travail, école ou formation, recherche d’un logement, etc.) ). La plupart des discriminations (50%) se produisent dans le cadre de conversations”, a expliqué le CFO.

En 2019, “26 % de la population assiste à un service religieux plus de cinq fois par an. 40 % y assistent une à cinq fois par an. Parmi ces derniers, 87% le font pour des raisons sociales, comme les mariages ou les enterrements”, indique l’enquête.

En outre, le la majorité de la population (55%) prie au moins une fois par an. Dans la communauté protestante, la proportion de personnes qui n’ont jamais prié au cours des douze derniers mois avant l’enquête est plus élevée (38 %) que dans les communautés musulmane (31 %) et catholique (30 %).

Environ une personne sur cinq (19 %) qui déclare n’appartenir à aucune religion prie au moins une fois par an.

“Par rapport à 2014, l’importance de la religion dans l’éducation des enfants a diminué”, ont souligné les auteurs de l’enquête.

Le FSO a découvert que, “pour 42% de la population, la religion ou la spiritualité joue un rôle assez ou très important dans l’éducation des enfants22% estiment qu’il est important d’élever leurs enfants de moins de 18 ans selon les principes de leur religion ; 15% veulent leur enseigner des valeurs spirituelles et 44% préfèrent d’autres valeurs qui ne sont ni religieuses ni spirituelles”.

Publié dans : Evangelical Focus – europe
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