Les débarquements à Lampedusa | Le plan de Draghi sur les migrants – Linkiesta.it – ​​Linkiesta.it

Rétablissement des accords de Malte pour la réinstallation volontaire des demandeurs d’asile vers l’Europe, accords bilatéraux avec la Libye et la Tunisie, soutien de la Commission européenne. Avec l’augmentation des débarquements à Lampedusa – en 24 heures il y avait 20 couchettes pour un total de 2.128 personnes selon les rapports Ansa – le gouvernement Draghi élabore sa feuille de route pour gérer la nouvelle saison d’arrivées de migrants sur les côtes italiennes.

Hier matin, après avoir reçu la nouvelle de Lampedusa, la ministre de l’Intérieur Luciana Lamorgese – dit La Stampa – a appelé le premier ministre pour lui demander de mettre la question des migrants en tête de l’ordre du jour du prochain conseil des ministres, celui qui devrait ont été consacrés au nouveau décret d’aide aux entreprises.

Matteo Salvini, qui a fait de l’immigration son point fort, aurait déjà cherché Lamorgese et demandé à Draghi un rendez-vous. Mais il sait qu’il fait partie d’une majorité qui ne traitera certainement pas la question comme il l’a fait à la Viminale lors du chef d’accusation 1. A droite, Giorgia Meloni, qui a déjà entamé la campagne électorale des bureaux administratifs en invoquant les blocus navals. Le leader de la Ligue du Nord demande une action immédiate car vice versa – comme le rapporte le Carroccio – pour la Ligue, la permanence dans le gouvernement perdrait son sens.

La plupart des personnes débarquées à ces heures viennent de Tunisie, ce sont donc des migrants économiques que le ministère de l’Intérieur peut rapatrier. Jusqu’au début de l’urgence Covid, selon les accords précédents, jusqu’à quatre vols par semaine partaient de l’Italie vers Tunis.

Mais le nombre de personnes arrivant de Libye qui peuvent demander l’asile augmente également. L’urgence est aggravée par la nécessité d’imposer des mesures de prévention anti-virus: chaque migrant arrivant reçoit un écouvillon et est transféré sur l’un des navires loués à des armateurs privés pour la quarantaine. Ce n’est qu’alors que les demandeurs d’asile pourront être répartis dans les structures d’accueil. Si le rythme des arrivées à ces heures devenait normal, il deviendrait bientôt ingérable.

Draghi – comme l’explique La Stampa – devra user de tout son pragmatisme pour imposer une ligne commune à une majorité qui va de la gauche de Leu à la Lega. Salvini est perplexe face à l’hypothèse de recourir à des opérations internationales telles que Triton, Sophia ou Mare Nostrum qu’il juge utiles uniquement pour attirer d’autres migrants et insiste sur des accords bilatéraux, considérant les accords de Malte comme du papier perdu car “les partenaires ne font rien et l’Union , comme d’habitude, ne frappe pas un battement ».

Palazzo Chigi et Viminale, quant à eux, sont optimistes. Car l’urgence Covid passe et il est possible de discuter à Bruxelles du rétablissement des accords de répartition des migrants sur une base volontaire, suspendus au début de la pandémie. Le gouvernement cherchera le côté de la Commission et des ONG allemandes, françaises et espagnoles, qui peuvent faire pression sur leurs gouvernements respectifs. Bien sûr, le contexte n’aide pas. En Allemagne, la campagne pour les élections de septembre a déjà commencé. Emmanuel Macron joue le renouveau au printemps 2022 et doit faire face à la concurrence de droite.

Le 20 mai, Lamorgese sera à Tunis avec la commissaire européenne Ylva Johannson pour discuter avant tout de la Libye, où la situation est désastreuse. Selon le ministère de l’Intérieur, le contrôle des côtes est de plus en plus insipide, aggravé par un afflux croissant de personnes des frontières vers le sud. Les Russes, avec les Turcs, contrôlent Tripoli et certaines parties du pays. Draghi parie sur le nouveau premier ministre Abdul Dbeibah, qui a cependant du mal à s’imposer. La Turquie d’Erdogan attend un signal de l’Union pour renégocier l’accord pour la gestion des flux de migrants depuis ses frontières orientales, et sait qu’elle peut influencer tout le monde.

Pour le moment à Lamorgese, il ne reste plus qu’à annoncer une régie avec Di Maio (Étranger), Guerini (Défense) et Giovannini (Infrastructure) – conclut La Stampa.