Le président français Macron sous pression pour verrouiller alors que les hospitalisations de Covid-19 montent en flèche – CNN

Macron s’adressera à la nation à 20 heures (14 heures HE) alors qu’il fait face à des critiques croissantes sur son approche de la poussée actuelle de Covid-19. Son administration a préféré les restrictions régionales aux strictes restrictions nationales imposées dans d’autres pays européens, contre l’avis du conseil scientifique français.

Un couvre-feu à l’échelle nationale à 19 heures est en place, tandis que les entreprises non essentielles sont fermées et les déplacements limités dans 19 des 96 départements de France métropolitaine, mais il existe peu d’autres mesures pour ralentir le rythme rapide de l’infection à travers le pays.

Macron, qui doit être réélu l’année prochaine, a justifié la stratégie en affirmant que le pays devait prendre en compte les impacts sur la santé mentale et l’économie en élaborant une réponse équilibrée à la troisième vague.

Mais aujourd’hui, plus de 28 000 personnes sont soignées à l’hôpital pour Covid-19 en France, dont 5 072 en unités de soins intensifs (USI), selon les données du ministère français de la Santé. C’est la première fois depuis avril de l’année dernière que le nombre de patients en soins intensifs dépasse les 5000.

Plus de 40 USI et médecins urgentistes à Paris ont publié dimanche un éditorial dans le journal Journal du Dimanche, avertissant que les USI de la région atteindraient leur capacité dans les deux prochaines semaines si les restrictions n’étaient pas renforcées.

Il y a plus de 1 500 patients en réanimation dans la seule région parisienne.

Les médecins ont écrit qu’ils n’avaient “jamais connu une telle situation, même lors des pires attentats terroristes de ces dernières années”, et ont déclaré qu’il y avait une “inadéquation flagrante entre les besoins et les ressources disponibles”, dans ce qu’ils ont qualifié de “désastre”.

Une grande partie de l’Europe a eu du mal à contenir une troisième vague de Covid-19, en partie alimentée par de nouvelles variantes qui, selon les premières études, sont plus transmissibles et peut-être plus meurtrières que les précédentes. À l’instar de nombreux pays membres de l’Union européenne, la France a mis en place un programme de vaccination lent, les sociétés pharmaceutiques n’ayant pas atteint leurs objectifs de livraison de dizaines de millions de vaccins.

Macron a déclaré la semaine dernière que l’accélération de la vaccination était une “priorité nationale”, mais il a également admis que les pays européens avaient manqué “d’ambition” en matière d’achat de vaccins.

Les vétérinaires et les dentistes sont autorisés à administrer les vaccins Covid-19 dans le pays depuis vendredi afin “d’accélérer la campagne”. Plus de 7,5 millions de personnes en France, soit environ 11% de sa population, ont reçu au moins une injection d’un régime à deux doses, selon les données gouvernementales.