Le plus haut tribunal français: un Canadien devra être jugé pour un attentat à la bombe de 1980

PARIS (AP) – Le plus haut tribunal français a confirmé une décision ordonnant à un universitaire libano-canadien de subir son procès pour un attentat meurtrier de 1980 devant une synagogue parisienne.

La Cour de cassation a rendu la décision mercredi, confirmant une décision d’une cour d’appel en janvier selon laquelle le professeur de sociologie d’Ottawa Hassan Diab doit être jugé.

Diab, qui a maintenant 67 ans, est au Canada. Il a nié toute implication dans l’attentat à la bombe du 3 octobre 1980 dans la rue Copernic dans l’ouest de Paris, qui a fait quatre morts et 46 blessés.

L’avocat de Diab a déclaré qu’il envisageait de porter l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’homme.

Après des décennies d’enquêtes, le Canada a autorisé l’extradition de Diab vers la France à la fin de 2014. Il a passé trois ans en détention provisoire, puis est retourné au Canada après qu’un tribunal français inférieur a ordonné sa libération, invoquant le manque de preuves de son implication.