Le fenêtrage en France sera revu d’ici le 1er juillet avec des fenêtres plus courtes pour les streamers généreux – Yahoo Eurosport

Les services de streaming qui investissent massivement dans les films français pourront peut-être accéder à de nouvelles sorties de films locaux à partir de juillet.

Les principales corporations cinématographiques françaises, dont le BLIC (Bureau des industries du cinéma), le BLOC (Bureau des organisations cinématographiques) et l’ARP (Société des auteurs, réalisateurs et producteurs), ont rédigé des propositions visant à modifier le calendrier de fenêtrage notoirement strict de la France. Les guildes ont soumis mardi des propositions au gouvernement français, qui doit promulguer de nouvelles réglementations d’ici le 1er juillet dans le cadre de la directive européenne révolutionnaire sur les services de médias audiovisuels.

Plus de Variety

Les propositions soumises par les organisations cinématographiques donneraient une fenêtre de six mois aux groupes de télévision payante, dont Groupe Canal Plus, ainsi qu’aux services de streaming qui investissent au moins 75% de leurs revenus annuels en France dans des films qui seront présentés en première dans les salles françaises. D’autres services de streaming par abonnement accèderaient aux films à 12 mois et 15 mois, en fonction de leurs investissements.

Les grandes guildes de cinéma, les groupes de télévision et les streamers avaient jusqu’au 30 mars pour parvenir à un accord sur des propositions conjointes de révision du calendrier de fenêtrage, mais seules les guildes de cinéma ont réussi à présenter des propositions en temps voulu. Le gouvernement a désormais le droit de faire le dernier appel au fenêtrage par décret.

«Les groupes de télévision français se plaignent depuis des années d’être désavantagés par rapport aux services de streaming américains car ils avaient toutes ces obligations de programmation, d’investissement et de préfinancement que les plateformes n’avaient pas; mais maintenant que nous essayons de mettre tout le monde sur un pied d’égalité, ces groupes de télévision sont contrariés parce que nous donnons à ces «nouveaux acteurs» des incitations et des avantages pour contribuer à notre écosystème », a déclaré une source de l’industrie.

Les fenêtres plus courtes visent à inciter fortement les streamers comme Netflix, qui doivent actuellement attendre 36 mois après la sortie d’un film dans les salles françaises avant d’atterrir sur la plate-forme.

Les modifications proposées au fenêtrage permettraient une meilleure position dans le calendrier de fenêtrage pour les joueurs ayant signé un accord avec les guildes françaises et les autorités de l’audiovisuel (CSA). En vertu de l’accord, les services de diffusion en continu, comme les groupes de télévision, devraient investir un minimum de leurs revenus annuels dans des films sortis en salles; être transparent sur leur nombre d’abonnés et leur chiffre d’affaires annuel en France; payer des redevances aux auteurs; préfinancer des contenus français et européens; respecter les clauses de diversité pour répartir leur richesse sur un large éventail de contenus; respecter un plafond sur les productions internes; et éditorialiser leur programmation pour assurer la promotion du contenu local.

Plus tôt cette année, le Conseil d’État et le CSA ont pré-approuvé un décret qui oblige les streamers à investir au minimum 20% dans le cinéma et la télévision locaux dans le cadre de la directive sur les services de médias audiovisuels. La directive oblige également les diffuseurs à affecter au moins 30% de leurs catalogues à la programmation locale.

Netflix a prospéré en France, qui se classe parmi les plus grands marchés internationaux du service, même avec une fenêtre de 36 mois. Son succès le plus récent a été le «Lupin» à front Omar Sy, produit par Gaumont. Cependant, les acteurs de l’industrie française estiment que le service sera prêt à intensifier significativement ses investissements et préfinancements de contenu local afin d’être mieux positionné dans le calendrier de fenêtrage. Les services de streaming qui ne signeront pas l’accord avec les guildes du cinéma et le CSA auront une fenêtre de 35 mois.

Le meilleur de la variété

Inscrivez-vous à la newsletter de Variety. Pour les dernières nouvelles, suivez-nous sur Facebook, Twitter et Instagram.