Le COVID en Europe : l’Italie et la France s’inquiètent de l’augmentation des cas, le Portugal envisage d’assouplir les restrictions – Euronews

Plusieurs pays européens ont exprimé leur inquiétude face à l’augmentation du nombre de cas de COVID-19. Certains ont introduit de nouvelles mesures, tandis que d’autres ont annoncé leur intention d’assouplir les restrictions.

Le gouvernement italien a fait de l’ensemble du pays une “zone rouge” pendant le week-end de Pâques en raison d’une augmentation des cas de virus.

“Elles (les mesures plus strictes) sont nécessaires pour éviter une aggravation de la situation qui rendrait inévitable des mesures encore plus strictes”, a déclaré le Premier ministre italien Mario Draghi.

“Mais ces mesures sont accompagnées de l’action du gouvernement pour soutenir les familles et les entreprises et de l’accélération de la campagne de vaccination, qui seule permet d’espérer la sortie de la pandémie.”

Le Premier ministre français Jean Castex s’est inquiété de la situation dans la capitale, Paris, alors que 95% des lits des services de réanimation de la région sont occupés par des patients atteints du COVID-19.

Le gouvernement se dit prêt à imposer de nouvelles mesures restrictives si nécessaire.

Plus de 90 000 personnes sont mortes du COVID à ce jour en France.

En Grèce, les autorités ont annoncé vendredi 2 405 nouveaux cas de COVID-19 et 49 décès au cours des dernières 24 heures vendredi.

Cela signifie que le nombre total de cas confirmés dans le pays s’élève à 217.018, avec 6.986 décès.

Les unités de soins intensifs d’Athènes ont également atteint 95 % de leur capacité avec les patients du COVID-19.

Des dizaines de manifestations violentes ont eu lieu en Grèce. Le premier ministre de centre-droit Kyriakos Mitsotakis a déclaré que les opposants politiques avaient exploité la fatigue du confinement.

Les protestations du mois dernier ont été déclenchées par de multiples allégations de brutalité policière lors de l’application d’un couvre-feu nocturne et d’autres mesures strictes de confinement.

Elles ont également été déclenchées par la décision de lancer des patrouilles de police sur les campus universitaires et par le refus du gouvernement d’intervenir et d’accorder un transfert de prison à un tireur d’un groupe militant condamné qui faisait une grève de la faim.

Toutefois, au Portugal, les mesures s’assoupliront progressivement à partir de la semaine prochaine, le nombre de nouveaux cas s’élevant à 577 vendredi, après un pic de plus de 16 000 en janvier.

Les enfants pourront retourner dans les crèches, les écoles maternelles et primaires, et certains commerces pourront ouvrir.

Après deux semaines, les musées et les petits magasins pourront également ouvrir, tandis que les restaurants et les cafés pourront éventuellement accueillir le public après le 3 mai.