Le certificat européen Covid, un guide de l’utilisateur – FRANCE 24

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Bruxelles (AFP)

Il a subi une série de changements de nom et de nombreuses discussions scientifiques et politiques, mais le «certificat numérique Covid de l’UE» entre en vigueur le 1er juillet.

Comment utilisera-t-il les données sur les vaccinations, les tests et l’immunité contre les coronavirus pour inaugurer un retour au tourisme d’été et aux voyages non essentiels à travers l’Union européenne?

– Qu’est-ce que le certificat enregistre? –

Souvent appelé familièrement lors de la planification de «passeport vaccinal» – puis de laissez-passer vert et maintenant de certificat – le laissez-passer numérique est conçu pour être reconnu et lisible par les autorités de toute l’Union européenne.

Il démontrera si un porteur a été vacciné contre Covid-19, a été récemment testé ou a acquis une immunité en contractant précédemment la maladie et en se rétablissant.

Les États membres n’ont pas convenu de norme commune sur le moment où un test PCR ou un test Covid à flux latéral doit avoir été effectué pour rester valide – la règle varie entre 24 et 72 heures avant l’arrivée.

Pour prouver l’immunité acquise, un test PCR à partir du moment de l’infection peut être produit, mais la protection n’est considérée que pour durer 180 jours – et les États membres peuvent décider individuellement d’une période plus courte.

Les tests d’anticorps ne sont pas encore jugés suffisamment fiables pour démontrer l’immunité acquise, mais ils seront revus dans les quatre mois suivant l’entrée en vigueur du règlement.

– Quels vaccins sont acceptés? –

Les membres de l’UE seront invités à autoriser l’entrée des voyageurs ayant reçu les doses requises de l’un des quatre vaccins approuvés par l’Agence européenne des médicaments: Pfizer / BioNTech, Moderna, AstraZeneca et Johnson & Johnson.

Les États membres peuvent également choisir, mais ne sont pas tenus, d’approuver l’entrée pour ceux qui ont reçu des vaccins d’un vaccin approuvé dans certains États membres, comme le Spoutnik V de Russie, utilisé par la Hongrie, membre de l’UE.

Ils peuvent également choisir de reconnaître d’autres vaccins approuvés par l’Organisation mondiale de la santé, comme Sinopharm en Chine.

– À quoi cela ressemble-t-il? –

Si on lui demande de produire un certificat, un voyageur peut présenter aux autorités un code QR, sur l’écran d’un smartphone ou d’une tablette, par exemple, ou imprimé sur papier.

La conception contient une signature numérique unique qui connecte un lecteur aux données Covid du voyageur.

Les États membres décideront individuellement si ces données sont connectées à leur propre programme national de suivi et de localisation ou s’ils doivent maintenir une application distincte.

– Et la vie privée? –

Le texte adopté par les États membres de l’UE prévoit que le certificat ne contient que les données «strictement nécessaires» pour superviser les voyages en toute sécurité et que l’application respecte les lois européennes sur la protection des données personnelles du RGPD.

Les données ne sont pas transmises entre les pays, seule la clé qui permet l’authenticité du certificat doit être transférée. Les données ne sont pas conservées par les pays d’arrivée ou de transit une fois vérifiées.

– Pouvons-nous échapper à la quarantaine? –

En principe, les voyageurs munis d’un certificat Covid n’auront plus à rester en quarantaine une fois arrivés dans un autre État membre de l’UE, mais des exceptions sont possibles.

Si la situation épidémique dans le pays ou la région de départ s’aggrave rapidement ou si une nouvelle variante dangereuse ou non testée du virus émerge, des mesures peuvent être appliquées.

Si un État membre souhaite imposer de tels contrôles d’urgence, il doit en informer ses partenaires 48 heures à l’avance et les voyageurs peuvent consulter le site Web «Re-open EU» pour suivre les changements de règles.

– Est-ce utile pour plus que voyager? –

Le droit de l’UE concerne les règles européennes de libre circulation, mais les États membres individuels peuvent décider s’ils souhaitent utiliser le certificat pour contrôler l’accès à d’autres événements, tels que des concerts et des festivals, conformément aux dispositions des lois nationales.

– Et les enfants? –

La vaccination ne sera pas déployée pour les enfants et les adolescents dans la plupart des membres de l’UE à temps pour les vacances d’été, et ils devront peut-être subir des tests avant de voyager, même si leurs parents ont le certificat.

– Quels pays sont concernés? –

Le système de certificats s’appliquera aux 27 États membres de l’Union européenne ainsi qu’à leurs voisins l’Islande, la Norvège et le Liechtenstein.

Jusqu’à présent, des tests réussis du portail de données de l’UE ont été réalisés dans 18 de ces pays.

La législation de l’UE régissant le certificat entre en vigueur le 1er juillet et dure initialement 12 mois.

Mais il y aura une période de transition de six semaines pour les pays qui ne sont pas encore prêts à mettre en œuvre le certificat selon le modèle de l’UE. Au cours de cette période, les autres membres de l’UE devraient accepter leurs dossiers nationaux de vaccination s’ils contiennent les mêmes données.

– Et le monde au-delà? –

Plusieurs États membres de l’UE souhaitent commencer à recevoir des visiteurs de pays comme la Grande-Bretagne, la Suisse et les États-Unis qui n’entrent pas dans le champ d’application du certificat de l’UE.

Des discussions sont en cours avec l’Organisation mondiale de la santé et les associations du transport aérien sur la manière de rendre les systèmes de certification mutuellement reconnus et interopérables.