Le Brexit met en péril le commerce du thon dans l’UE, qui rapporte des millions de dollars – Agenzia ANSA

– Le Brexit met en péril le commerce du thon en Italie, en Espagne et en France. La sortie de l’Europe du Royaume-Uni déterminera une nouvelle répartition des quotas de capture gérés au niveau mondial par l’Iccat. Il s’agit de la Commission mondiale pour la pêche des grands pélagiques qui fixe chaque année les quantités réparties entre l’Union européenne et les pays tiers, dont la Grande-Bretagne. Pour lancer l’alarme est Fedagripesca-Confcooperative vue de la réunion du Conseil des ministres de l’UE, prévue aujourd’hui et demain qui devra démêler ce nœud.

Pour les pêcheurs britanniques, la pêche au thon n’est aujourd’hui autorisée qu’en tant que prise accessoire qui aboutit dans le quota européen non partagé avec d’autres pays. Un pays sans tradition n’a jamais eu de quotas de capture directe attribués, mais les choses sont en train de changer. “L’hypothèse envisagée par la politique de l’UE est d’accorder à la Grande-Bretagne un quota de 0,25 % égal à environ 90 tonnes”, explique Fedagripesca à l’ANSA, au détriment des autres pays qui devront nécessairement renoncer à une partie du leur. Fedagripesca espère que le ministre Patuanell est prêt à se battre à Bruxelles pour rejeter cette proposition. “C’est une question de principe et de méthode”, précise l’association, qui espère que l’Espagne et la France se mettront sur la même longueur d’onde. Et en vue de la campagne de pêche en Italie, qui débutera à la fin du mois de mai, les producteurs tentent de créer une chaîne d’approvisionnement en thon entièrement made in Italy, en mettant l’accent sur la qualité du produit frais et transformé. Le projet prévoit la réouverture et la mise en œuvre d’installations d’engraissement, avec des usines situées en Sicile, en Sardaigne et en Campanie. Il s’agit de créer une sorte de ” route du thon “, qui part de Carloforte, passe par Cetara et Mariana di Camerota, les pôles d’excellence de cette production, pour une affaire de 100 millions d’euros. Un projet que le Covid de l’année dernière avait déjà retardé. (ANSA).

REPRODUCTION RÉSERVÉE © Copyright ANSA