La France tue un extrémiste soupçonné du meurtre de deux journalistes français – The National

L’armée française a tué un extrémiste lié à Al-Qaïda qui serait à l’origine du meurtre de deux journalistes français au Mali.

Trois autres extrémistes ont également été tués lors d’une opération antiterroriste menée ce week-end autour d’Aguelhok, dans le nord du Mali, a déclaré la ministre française de la Défense Florence Parly.

L’opération a été menée contre un groupe soupçonné de préparer une attaque contre les forces de l’ONU dans la région.

Les autorités françaises ont identifié l’un des défunts comme étant Baye ag Bakabo, soupçonné d’avoir organisé l’enlèvement et le meurtre de Ghislaine Dupont et Claude Verlon de Radio France Internationale en novembre 2013.

Les meurtres ont suscité de nouveaux efforts pour protéger les journalistes dans les zones de conflit.

Radio France Internationale a rapporté vendredi que Baye ag Bakabo avait conduit la camionnette beige utilisée pour l’enlèvement, et que ces derniers mois, il avait dirigé un groupe armé qui visait à éliminer “toutes les personnes soupçonnées de collaborer” avec les forces françaises opérant à le sahel.

Le diffuseur a regretté qu’il ait été tué au lieu d’être capturé, affirmant que “son témoignage aurait pu lever des zones de doute qui continuent de jeter une ombre sur cette affaire”.

Seul un membre de l’unité à l’origine de l’enlèvement est toujours en vie, a déclaré le diffuseur.

L’annonce de la mort de l’extrémiste est intervenue au lendemain du jour où le président français Emmanuel Macron – actuellement à Cornwall pour le sommet du G7 – a annoncé une réduction des forces françaises au Sahel et une « transformation profonde » de l’opération militaire de la France au Mali et dans les pays voisins afin que il s’appuie davantage sur des partenaires régionaux.