La France tue un djihadiste soupçonné du meurtre de journalistes – Toronto Star

PARIS (AP) — Une offensive militaire française au Mali a tué un chef djihadiste lié à al-Qaïda qui aurait aidé à orchestrer l’enlèvement et le meurtre de deux journalistes français en 2013, a déclaré vendredi le ministre français de la Défense.

Trois autres extrémistes ont également été tués lors de l’opération antiterroriste du week-end autour d’Aguelhok, dans le nord du Mali, a indiqué Florence Parly dans un communiqué. L’opération visait un groupe soupçonné de préparer une attaque contre les forces de l’ONU dans la région.

Les autorités françaises ont identifié l’une des personnes tuées comme étant Baye ag Bakabo, considérée comme étant à l’origine de l’enlèvement et du meurtre de Ghislaine Dupont et Claude Verlon, journalistes de Radio France Internationale, en novembre 2013.

Les meurtres ont suscité de nouveaux efforts pour protéger les journalistes dans les zones de conflit.

RFI a rapporté vendredi que le chef djihadiste conduisait la camionnette beige utilisée pour l’enlèvement, et qu’il avait dirigé ces derniers mois un groupe armé chargé d'”éliminer toutes les personnes soupçonnées de collaborer” avec les forces françaises opérant dans la région du Sahel en Afrique.

RFI a regretté qu’il ait été tué au lieu d’être capturé, affirmant que “son témoignage aurait pu lever des zones de doute qui continuent de jeter une ombre sur cette affaire”. Seul un membre de l’unité à l’origine de l’enlèvement est toujours en vie, a précisé RFI.

L’annonce de sa mort est intervenue au lendemain de l’annonce par le président français Emmanuel Macron d’une réduction des forces françaises au Sahel et d’une “transformation en profondeur” de l’opération militaire de la France au Mali et dans les pays voisins afin qu’elle s’appuie davantage sur des partenaires régionaux.