La France s’apprête à devenir une nation de “grandes entreprises technologiques” – EURACTIV

“Nous étions une nation start-up, nous allons devenir une nation de grandes entreprises technologiques”, a déclaré lundi 7 juin le ministre de l’Economie Bruno le Maire, ajoutant que “la France a vocation à être l’une des nations écrire le XXIe siècle ». Rapports EURACTIV France.

La conférence, sur le Financement de la quatrième révolution industrielle, a réuni 21 investisseurs institutionnels qui se sont engagés à débloquer 6 milliards d’euros d’ici fin 2022 pour des fonds d’investissement « late stage » et des actions cotées « global tech » implantées en France.

L’initiative est basée sur un rapport de janvier de l’année dernière, dans lequel l’économiste Philippe Tibi a exhorté l’État à investir massivement dans la technologie du futur pour assurer la souveraineté et la prospérité françaises.

Après un an et demi, Le Maire a annoncé que les investisseurs partenaires se sont déjà engagés à investir plus de 3,5 milliards d’euros, principalement sous forme de capital-risque.

Dans une étude publiée la semaine dernière, la Banque centrale européenne (BCE) a déploré le retard des investissements de l’UE dans les entreprises technologiques, soulignant la disponibilité limitée du capital-risque et des investissements privés.

Sur l’objectif initial de 20 milliards d’euros, qui inclut également des investisseurs tiers, le total des fonds s’élève déjà à 18 milliards d’euros. Le Maire a même proposé lundi de relever l’objectif à 30 milliards d’euros.

Le Maire a également rappelé l’ambition du gouvernement pour 2025 d’avoir 25 « licornes » françaises – des startups non cotées valorisées au minimum 1 milliard d’euros.

La France compte actuellement 12 licornes, dont la société de covoiturage Blablacar, le service de streaming musical Deezer et la société de rendez-vous chez le médecin Doctolib.

“La France peut faire plus qu’elle ne le pense”, a déclaré Le Maire lundi.

La France : le pays le plus attractif financièrement d’Europe

La réunion a eu lieu quelques heures après la publication par Ernst&Young (EY) du « Baromètre 2021 de l’attractivité de la France », qui classe la France au premier rang des pays européens en termes d’investissements internationaux en 2020.

Avec l’accueil de 985 projets d’investissement sur son territoire, la France arrive en tête pour la deuxième année consécutive, devant le Royaume-Uni et l’Allemagne.

« Je vois cela comme une validation de [our] politique économique et fiscale », a déclaré Le Maire.

L’enquête a également révélé que 58% des dirigeants pensent que la France peut devenir un leader mondial du verdissement d’ici cinq ans et que les plans pour le secteur financier sont en hausse de 23% à la suite du Brexit.

Le Maire en a également profité pour revenir sur l’accord mondial conclu au sommet du G7, qui prévoit un taux d’imposition minimum de 15 % pour les multinationales.

S’il a reconnu que le président américain Joe Biden avait “dirigé” les négociations, il a néanmoins souligné que la France avait été à l’origine de l’initiative “dès le premier jour”.

[Edited by Frédéric Simon]