La France pourrait rejoindre la Russie et la Chine dans leurs efforts pour construire une station de recherche lunaire – Actualités – GCR – GCR

La France pourrait s’associer à la Russie et à la Chine pour construire une station de recherche sur la Lune, a suggéré mardi l’agence spatiale russe Roscosmos.

La proposition est venue lors d’une visioconférence entre Dmitry Rogozi, directeur général de Roscosmos, et Philippe Baptiste, président du Centre national d’études spatiales de France.

Un communiqué de presse de Roscosmos a déclaré qu’au cours des entretiens, les deux “ont discuté des perspectives de coopération russo-française dans le complexe du Centre spatial guyanais Soyouz, et évoqué une éventuelle participation française à l’initiative russo-chinoise de créer la Station internationale de recherche lunaire ( ILRS).

Les deux parties ont convenu d’entamer « une discussion détaillée » sur les prochaines étapes. Pour l’instant, aucun calendrier n’a été annoncé pour la construction de la base.

La Chine et la Russie ont signé un accord de principe de coopération sur la station lunaire en mars après des négociations auxquelles l’Agence spatiale européenne était impliquée.

L’ILRS a d’abord été proposé par la Chine comme une version extraterrestre des stations de recherche exploitées par de nombreux pays de l’Antarctique. Il serait utilisé pour l’exploration et la recherche sur l’eau et les minéraux, l’utilisation des ressources, la fabrication et l’effet de la faible gravité sur les systèmes biologiques. Des travaux seront également menés sur la transmission d’énergie sans fil et l’énergie nucléaire pour l’espace.

Une ressource particulière que l’on peut trouver sur la Lune, mais pas sur Terre, est l’hélium-3, un isotope qui peut être essentiel à la construction de réacteurs à fusion.

Les administrateurs de l’espace chinois lors de la cérémonie de signature virtuelle avec Roscosmos en mars (CNSA)

Roscosmos et la China National Space Administration (CNSA) ont déclaré que le projet serait “ouvert à tous les pays intéressés et partenaires internationaux”, bien que les États-Unis ne puissent pas participer en raison d’une loi qu’ils ont adoptée en 2011 interdisant la coopération entre la Nasa et la Chine.

Les États-Unis travaillent sur leur propre programme lunaire avec les projets Artemis et Gateway de la Nasa.

Si tout se passe comme prévu, Artemis enverra des astronautes sur la surface lunaire au milieu des années 2020 et établira une présence humaine à long terme sur et autour de la lune d’ici la fin de la décennie. Gateway, qui fait partie d’Artemis, construirait une station spatiale en orbite lunaire.

Parallèlement, la CNSA prévoit une « mission de retour d’échantillons », baptisée Chang’e-6, pour transporter du matériel depuis la France, la Suède, la Russie et l’Italie. Cela sera suivi par le multi-engin spatial Chang’e-7, qui mettra un rover sur la surface lunaire.

Ces deux missions sont prévues vers 2023-24. Une mission Chang’e-8 ultérieure explorera l’utilisation des ressources in situ et la technologie d’impression 3D en vue de la construction de l’ILRS.

De son côté, la Russie prépare ses missions d’atterrissage Luna 25, Luna 26 et Luna 27 dans les années 2020. La Russie et la Chine ont signé des accords de coopération sur ces deux programmes en créant un centre de données commun pour eux.

Image du haut : La station spatiale devrait être construite sur le pôle sud de la Lune (Musimon/Dreamstime)

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