La France démantèle le camp de migrants de Calais après l’augmentation des traversées vers la Grande-Bretagne – The National

Les forces de sécurité françaises ont démantelé un nouveau camp de migrants à la périphérie du port nord de Calais qui abritait des centaines de personnes espérant traverser la Manche pour se rendre en Grande-Bretagne.

L’opération de vendredi matin a impliqué des centaines d’officiers et fait suite à une forte augmentation du nombre de traversées de la Manche en bateau cette année.

Le week-end dernier, de vendredi à lundi, 568 personnes ont effectué la traversée maritime de la France vers la Grande-Bretagne par temps chaud et calme, selon le ministère britannique de l’Intérieur.

Jusqu’à présent cette année, plus de 3 500 personnes ont traversé la Manche en bateau, selon les chiffres britanniques, tandis que les autorités françaises en ont arrêté de nombreuses autres lors de patrouilles sur terre et en mer.

De hauts responsables à Calais ont demandé que le camp temporaire dans des bâtiments industriels abandonnés soit démantelé en raison des récentes violences et des craintes de voir se développer une nouvelle implantation semi-permanente. Les migrants de sexe masculin, pour la plupart jeunes, se sont vu offrir des places dans des refuges.

“Merci aux forces de sécurité qui sont mobilisées et aux agents qui s’emploient à fournir des abris”, a déclaré le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.

Calais a longtemps été un pôle d’attraction pour les migrants et les réfugiés qui s’y rendent dans l’espoir d’atteindre la Grande-Bretagne, soit en s’embarquant dans des trains ou des ferries, soit en prenant la mer dans des canots et des petits bateaux.

Un camp de Calais connu sous le nom de Jungle – qui abritait environ 10 000 personnes à son apogée – a été démoli en 2016 par la police française.

Les habitants de Calais se plaignent des ordures et de la criminalité avec des explosions occasionnelles de violence dans les camps, souvent entre différentes nationalités ou groupes ethniques.

Des groupes de campagne et des ONG travaillant à Calais affirment que les migrants sont laissés par les autorités vivre dans des conditions misérables, sans accès à des installations sanitaires ou à de la nourriture de base, et sont régulièrement harcelés par les forces de sécurité.

François Guennoc, chef du groupe d’aide L’Auberge des Migrants, a déclaré que le démantèlement du camp ne ferait aucune différence.

“De toute façon, les gens bougent, ils vont ailleurs. C’est un voyage sans fin”, a-t-il déclaré à l’AFP. « Tout le monde tourne en rond : réfugiés, autorités et associations.

Il a estimé que les migrants et réfugiés à Calais sont actuellement au nombre d’environ 1 500, dont environ 800 dans le camp démantelé vendredi.