La France adopte l’article 25 de la loi sur la sécurité autorisant le port d’armes pour les agents en dehors de leur service – Republic TV

Le Parlement français a adopté jeudi l’article 25 de la loi controversée sur la sécurité, autorisant les policiers en congé à porter des armes. Selon l’agence de presse ANI, la loi stipule que les policiers français, qui ne sont pas en service, peuvent porter des armes à feu dans les lieux publics, tels que les centres commerciaux, les théâtres, les écoles, etc.

L’article 25 de la loi sur la sécurité a été adopté par le Sénat français jeudi par un vote de 214 voix contre 121. Il avait déjà été approuvé par la chambre basse du Parlement français en novembre dernier. La chambre haute du Parlement français avait commencé à débattre de l’article 25 au début du mois. Le Sénat aurait adopté l’article 25 sans y apporter de modifications.

Le débat entre partisans et détracteurs

Le gouvernement du président français Emmanuel Macron a déclaré que la majorité des policiers hors service dans le pays portent déjà des armes depuis 2016, poussant en avant l’argument selon lequel la loi ne fait que formaliser le phénomène. Le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a déclaré que les policiers peuvent demander et emporter les armes à feu avec eux même en dehors de leur service, ajoutant que ce droit existe depuis 2016.

Cependant, les détracteurs de l’article 25 affirment que la loi entraînerait un risque pour la sécurité dans les lieux publics, car n’importe quelle personne possédant une carte d’identité de la police pourra entrer dans les locaux. Mais le gouvernement affirme que les organisateurs et les responsables de la sécurité de ces lieux peuvent toujours refuser l’entrée aux policiers en congé et armés s’ils le souhaitent.

Au début du mois de novembre, la chambre basse de la France avait adopté l’article 24 de la loi sur la sécurité, suscitant de nombreuses manifestations dans tout le pays. L’article 24 de la loi interdira au public de prendre des photos de policiers, ce qui, selon les critiques, est souvent utile pour recueillir des preuves de brutalités policières.

(Crédit image : The Associated Press)