La Cour décidera si la France doit arrêter le verrouillage des personnes vaccinées – The Connexion

Un homme de 83 ans a lancé un appel aux autorités françaises pour que les règles Covid plus strictes ne s’appliquent pas aux personnes complètement vaccinées.

Le retraité a reçu deux doses du vaccin Pfizer et vit en Ile-de-France, l’une des 19 départements français actuellement soumis à des règles plus strictes pour arrêter la propagation du virus Covid-19.

L’homme a soumis son plaidoyer au titre des libertés fondamentales au Conseil d’Etat, la Cour suprême de justice administrative de France.

Les avocats affirment que les personnes vaccinées ne présentent aucun risque pour la santé

Ses avocats, Diane Protat et Henri de Lagarde, ont déclaré que l’homme estimait que son droit à la liberté de mouvement était limité par la règle qui empêche les personnes de s’éloigner de plus de 10 km de leur domicile dans des départements soumis à des règles plus strictes.

M. Lagarde a dit journal Le Figaro: «Un troisième confinement a été mis en place pour donner deux résultats: prévenir la transmission du virus, et éviter les débordements en réanimation.

«Le confinement des personnes vaccinées ne permet d’atteindre aucun de ces objectifs.»

Dans le plaidoyer, les avocats ont écrit: «Les personnes vaccinées ne présentant pas le même risque que les personnes non vaccinées, elles doivent être traitées différemment: il n’y a aucune raison sanitaire pour justifier leur accouchement.»

Le ministre de la Santé s’oppose au plaidoyer

Mais le ministre de la Santé Olivier Véran s’est opposé à l’appel dans un communiqué, soulignant que les vaccins n’offrent qu’une protection partielle contre le virus.

Après deux doses, le vaccin Pfizer offre une immunité de 95% contre le virus, Moderna 94,1% et AstraZeneca 82%.

Mais cette protection pourrait être «moins efficace» contre les nouvelles variantes de Covid-19, a déclaré M. Véran. Au fur et à mesure que de nouvelles souches apparaissent, elles «pourraient provoquer une réinfection chez les personnes qui ont déjà été contaminées par Covid-19», a-t-il déclaré, y compris celles qui ont été vaccinées.

Il a ajouté que, si elles étaient réinfectées, les personnes qui ont été vaccinées jusqu’à présent en France «sont aussi celles qui courent le plus de risques de développer des formes graves du virus et de mourir».

Et comme les personnes vaccinées peuvent encore attraper le virus, elles peuvent également transmettre le virus, et peuvent être particulièrement susceptibles de le faire si elles sont asymptomatiques, a déclaré le ministre de la Santé.

Il a conclu: “Rien ne justifie l’exemption pour les personnes vaccinées.”

Décision attendue d’ici la fin de la semaine

Lors d’une audition le 30 mars, le Conseil d’Etat a demandé au gouvernement de fournir des chiffres détaillant le risque de réinfection des personnes vaccinées par le virus.

Une décision de l’instance juridique est attendue d’ici la fin de la semaine – mais même si la légalité du plaidoyer est acceptée, des questions compliquées subsisteront sur la logistique permettant d’accorder aux personnes vaccinées de plus grandes libertés.

La police et les autres autorités auraient besoin d’une méthode pour vérifier si les personnes ont été vaccinées ou non, et ce serait une mesure socialement difficile à appliquer, car tout le monde en France n’a pas encore eu un accès égal au vaccin.

Chiffres du 29 mars montrent que 11,95% de la population totale en France (8 004 958 personnes) ont reçu une première dose du vaccin.

Parmi ceux-ci, 4,04% (2 709 292 personnes) sont entièrement vaccinés avec deux doses.

Comme les personnes de moins de 18 ans ne sont pas incluses dans les plans de vaccination, la suppression de cette tranche d’âge des chiffres porte les pourcentages à 15,39% qui ont reçu une première dose du vaccin et à 5,21% qui ont reçu deux doses.

La stratégie du gouvernement était de vacciner d’abord les personnes les plus vulnérables au virus en raison de leur âge ou de leur état de santé.

Cet objectif devrait être atteint à la mi-avril, date à laquelle le gouvernement entend faire vacciner 10 millions de personnes.

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Il faut répondre tôt ou tard à la question, dit l’avocat

Cela intervient alors que les laissez-passer de santé numériques, qui contiendront des informations sur le statut vaccinal des personnes, devraient être introduits en Europe en juin.

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À la lumière de cela, M. Lagarde a déclaré: «La question de la distinction [between people who have vaccines and those who don’t] va être demandé.

Il a ajouté que les personnes âgées de 80 à 90 ans qui avaient été vaccinées «ont peu de temps. Nous devons les laisser bien vivre à la fin de leur vie ».

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