La clé pour reconnecter la communauté au milieu de la pandémie | Livingston

La crise pandémique COVID-19 de 2020 est une opportunité de changement ainsi qu’un bilan de santé communautaire. Elle a remodelé et continuera de remodeler les communautés locales et notre politique.

Cette pandémie ne se déroulera pas avec grâce en 2021, et son impact se fera sentir d’une manière encore inconnue.

Comme l’a souvent dit l’ancien président de la Chambre, Tip O’Neill : “Toute politique est locale.” Alors, comment les gouvernements et les communautés locales peuvent-ils devenir des facilitateurs d’opportunités pour les multiples défis découlant de la pandémie ? Comment allons-nous absorber les fermetures d’entreprises et en même temps encourager les nouveaux départs ?

L'”effet de zoom” virtuel est réel et de nombreux employés quittent les quartiers urbains exigus pour s’installer en banlieue afin de mener une vie professionnelle à domicile. Notre système éducatif a besoin d’une refonte, car nous reprenons contact avec des étudiants qui ont perdu la joie d’apprendre. Ajoutez à cela la crise imminente des expulsions, et les villes de toutes tailles seront à l’avant-garde d’une nouvelle crise des sans-abri, du logement abordable et du manque d’emplois.

Les collectivités locales sont déjà passées par là et doivent à nouveau s’engager. Pour que les villes dépassent les attentes et évitent les médiocres “solutions d’ordre public” standardisées aux problèmes, elles doivent se redéfinir comme des connecteurs humains et des facilitateurs de la qualité de vie.

Peut-être que l’administration Biden peut trouver des moyens d’alléger le fardeau. Nous savons que les idéologues et les partisans de la petite administration n’ont aucun intérêt à voir les collectivités locales prospérer, mais nous devons prospérer.

Les entreprises réévaluent leurs besoins en matière d’espace de bureau, les options de prestation de services et les mesures d’incitation au travail à domicile. Les villes sont aux prises avec des sources de revenus incertaines, des entreprises malheureuses, des défis socio-économiques et le maintien des services. La plupart manquent également l’occasion de se repositionner en tant que leaders dans un cadre permettant de valoriser les arts, l’expérience personnelle et les ressources en matière de qualité de vie.

Le déplacement du travail à domicile peut être temporaire, mais peu probable. Notre conception du monde cubique du bureau, qui était autrefois la norme, se transforme en espace flexible, les bureaux à domicile et les travailleurs quittant les villes, et d’autres le feront à mesure que les capacités de la connectivité virtuelle augmenteront. Investir dans les possibilités d’interaction humaine pour ceux qui travaillent à domicile est essentiel pour le bien-être d’une communauté.

Les gens ont soif de liens et, sans contact direct avec leurs collègues, ils chercheront de nouvelles aventures pour les sortir de leur coquille. Une partie de ce nouveau paradigme consistera à investir dans le développement personnel ainsi que dans les activités de groupe.

Les éducateurs évaluent leur efficacité en matière d’apprentissage virtuel. Les écoles doivent redevenir les grands homogénéisateurs de l’éducation, des idées, de la socialisation et de l’apprentissage pratique dont les enfants et les adolescents ont besoin. Les écoles ont connu des succès et des échecs dans l’enseignement virtuel, mais les capacités technologiques vont s’améliorer, tout comme la manière dont l’enseignement est offert et géré.

Les districts scolaires sont redéfinis par cette expérience virtuelle forcée. On peut s’attendre à ce que l’apprentissage virtuel devienne une option de niche souhaitée par certains parents. Notre notion des limites des écoles, des districts et des salles de classe en briques et en mortier va être testée. Le système scolaire de la prochaine génération sera mesuré à l’aune de sa capacité à fusionner les technologies de l’information de haut niveau et les capacités de prestation virtuelle avec l’interaction humaine essentielle.

Notre croissance continue dans le domaine des technologies de communication exacerbe la fracture économique de la société. L’accès à l’internet à haut débit et à la téléphonie mobile est désormais essentiel. Tous les parents ne peuvent pas se permettre ou accéder à ces ressources. Que peuvent faire les écoles et les villes pour aider les étudiants qui sont en situation d’insécurité technologique, ménagère, alimentaire et de revenus ?

Les politiciens qui ont comme priorité trompeuse le désir d’accumulation du pouvoir, la richesse personnelle et la priorité de servir les oligarques des entreprises rendent un mauvais service à notre démocratie. La pandémie a exposé et accru les membres les plus faibles de notre société et les retombées à venir, avec la fin des moratoires sur les expulsions, vont libérer une nouvelle vague de personnes contraintes de déménager, de trouver un logement abordable et de nouveaux emplois. Un rééquilibrage économique doit faire partie de la discussion.

Il se trouve que les navigateurs probables du réaménagement de notre société sont les artistes, les créateurs et les penseurs que les politiciens et les entreprises s’efforcent de contrôler, de comprendre ou d’ignorer parce qu’ils ne se conforment pas à leurs modèles de fonctionnement standard. Quoi qu’il en soit, reconstruire et investir dans les arts est la clé pour reconnecter la communauté.

La combinaison des compétences créatives des artistes avec les services des parcs et loisirs et les institutions culturelles permettra de rapprocher les gens. Leurs capacités collectives sont les éléments de base essentiels pour relier les communautés. Elles offrent des possibilités de faire progresser l’éducation, de promouvoir le bien-être personnel et d’élever les compétences de la vie courante. Mais ces ressources ont été privées de revenus ou ont été forcées de fonctionner comme des entreprises autonomes qui se font concurrence pour obtenir des fonds au détriment de la construction de la communauté.

Les villes peuvent être des coquilles vides conçues pour abriter des personnes et soutenir le commerce, ou elles peuvent être des lieux de vie dynamiques axés sur les ressources permettant de libérer le potentiel, la passion et l’objectif des gens. Les collectivités locales sont des facilitateurs de la qualité de vie. En général, par manque d’imagination et de politique, elles sont prisonnières de leur banalité.

Les villes saines et dynamiques augmentent leurs ressources pour aider leurs habitants à atteindre la grandeur. Les arts, l’accès à la créativité et les ressources en matière de loisirs sont les grands égalisateurs de la société. Les villes qui adoptent les arts et les activités liées aux compétences de la vie courante renforcent leur résilience et leur valeur pour leur présent et leur avenir.

Keith Livingston est un résident de longue date de Federal Way et un observateur de la communauté. Il peut être contacté à l’adresse keithlivingstondesign@gmail.com.
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