La branche immobilière d’Accor déclare qu’elle ne fera pas appel à un prêt garanti par l’État français – Reuters

PARIS (Reuters) – AccorInvest, la filiale immobilière du groupe hôtelier français Accor, a annoncé qu’elle ne ferait pas appel à un prêt de l’Etat français. ACCP.PAa déclaré jeudi qu’elle avait étudié la possibilité de recourir à un programme de prêts garantis par le gouvernement français, mais qu’elle avait décidé de ne pas demander de programme d’aide pour le moment.

BFM Business avait précédemment rapporté qu’AccorInvest était en pourparlers avec plusieurs banques pour un prêt de 400 à 500 millions d’euros (435 à 544 millions de dollars) garanti par le gouvernement.

AccorInvest possède et loue des hôtels et n’est détenu que minoritairement par Accor, qui exploite des marques comme Ibis et a déclaré disposer de suffisamment de liquidités pour traverser la crise, même si les réservations ont chuté et que les voyages se sont arrêtés.

“AccorInvest a examiné la possibilité de recourir au programme de prêts garantis par l’État et a décidé de ne pas poursuivre cette démarche pour le moment”, a déclaré la société, sans donner plus de détails.

Les prêts, qui sont acheminés par les banques commerciales, sont assortis de garanties couvrant jusqu’à 90 % du montant emprunté dans certains cas, y compris le plan de sauvetage d’Air France KLM, en fonction de l’accord négocié.

BFM Business avait déclaré qu’en échange du prêt, les banques demanderaient à AccorInvest de s’engager à rééquilibrer ses comptes d’ici la fin de l’année via une augmentation de capital qui serait souscrite notamment par Accor et par la société américaine d’investissement et d’immobilier Colony Capital. CLNY.N. Accor a déclaré précédemment qu’il n’y avait pas d’augmentation de capital en vue.

Le gouvernement a introduit le système de prêts garantis comme l’une des nombreuses mesures destinées à aider les entreprises touchées par la crise du coronavirus.

Le distributeur d’électronique grand public Fnac Darty FNAC.PA est devenue la première grande entreprise à y avoir recours à la mi-avril, en obtenant un prêt de 500 millions d’euros.

La France a mis en place un programme de 110 milliards d’euros pour soutenir l’économie, qui comprend également des aides en espèces pour les plus petites entreprises, des reports d’impôts et de charges sociales et des licenciements subventionnés par l’État.

Reportage de Blandine Henault et Sarah White ; Rédaction de Benoit Van Overstraeten ; Montage de John Stonestreet, Kirsten Donovan.