28 octobre 2020

Twitter nomme l’ancien directeur financier de Google Pichette comme président, Kordestani restant

Twitter Inc. a nommé mardi Patrick Pichette, ancien directeur financier de Google, à la présidence du conseil d’administration du réseau social, marquant ainsi la première fois dans l’histoire de Twitter qu’un outsider présidera le groupe.

Pichette, qui était le principal administrateur indépendant de Twitter depuis la fin de 2018, remplacera Omid Kordestani à la tête des administrateurs en tant que président. Kordestani a supervisé le conseil d’administration et s’est impliqué davantage au quotidien dans la société en tant que président exécutif pendant près de cinq ans.

M. Kordestani restera directeur, siégeant au conseil d’administration de 11 membres aux côtés de trois nouveaux directeurs.

Cette décision intervient trois mois après qu’Elliott Management, le fonds spéculatif de 40 milliards de dollars, ait cherché à évincer le PDG Jack Dorsey, ait fait pression pour améliorer la gouvernance d’entreprise et ait demandé à wTwitan de relever le prix de l’action. Les deux parties ont conclu un accord début mars qui permet à Dorsey de rester, pour l’instant, et qui donne des sièges au conseil d’administration à Elliott, entre autres.

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Les investisseurs font de plus en plus pression pour que des étrangers président les conseils d’administration.

Pichette devrait permettre à l’entreprise de mieux contrôler la gestion et de se concentrer davantage sur les questions financières. Le cours de l’action Twitter a clôturé à 32,26 dollars mardi, en baisse de 12,5 % au cours des 52 dernières semaines.

Jesse Cohn, qui a participé à la campagne d’Elliott, Egon Durban, co-directeur général de Silver Lake, et l’expert en intelligence artificielle Fei-Fei Lei ont rejoint le conseil d’administration dans le cadre de l’accord.

Les plateformes de médias sociaux ont fait l’objet d’un examen minutieux ces derniers temps pour savoir comment elles surveillent la diffusion de fausses informations. Twitter et Dorsey ont fait les gros titres en s’attaquant au président Donald Trump, l’utilisateur le plus célèbre de Twitter.

Trump, qui accuse les entreprises de médias sociaux de partialité contre les conservateurs, sans preuve, a intensifié les attaques sur Twitter après avoir mis des étiquettes de vérification des faits sur les tweets de Trump.

Trump a signé un décret qui menace les entreprises de médias sociaux de la Silicon Valley de nouvelles réglementations en matière de liberté d’expression.