Laurent Demas 10 juin 2019
Singapour

Souvent cité comme modèle en France pour la qualité de son système éducatif, Singapour possède un des systèmes éducatifs les plus performants au monde.

En 1965, Singapour disposait d’une main d’oeuvre peu qualifiée et bon marché. Cinquante ans plus tard, la Cité- Etat possède un des systèmes éducatifs les plus performants au monde. Afin de contrer les dérives d’une école devenue ultra-compétitive, une grande réforme est en marche.

Les dérives d’un système

Avec plus de 50% de diplômés universitaires, Singapour fait figure d’exception en Asie du Sud, grâce notamment à un système éducatif performant, qui permet à ce petit Etat de se hisser régulièrement sur les premières marches des classements internationaux.

Société méritocratique, Singapour érige, dès l’école primaire, le travail en valeur sacrosainte engendrant une compétition exacerbée. Pour y faire face, selon un journal local, en 2015, sept parents sur dix admettaient financer des cours de soutien à leur enfant afin de rivaliser avec leurs pairs. Fatigue chronique, stress excessif, voire suicides retentissants de jeunes élèves, les dérives d’un système, longtemps montré en exemple, sont aujourd’hui pointées du doigts.

Une réforme nécessaire

Face à ce constat, le gouvernement a réagi par une grande réforme visant notamment à limiter la compétitivité entre les élèves et à proposer des parcours davantage individualisés. On y retrouve notamment la diminution du nombre d’examens, la notation sans comparaison aux pairs ou encore la valorisation des activités sociales et non académiques (sports, arts, projets communautaires).

Tous ces changements permettront de recentrer l’éducation sur l’épanouissement de l’élève en réduisant le poids des compétences purement académiques, sans remettre en cause l’excellence scolaire qui fait la réputation de Singapour.

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