27 octobre 2020

Seuls 7 % des citoyens européens considèrent la Chine comme un “allié utile” dans leur rétablissement après le COVID-19 : Sondage

Un nouveau sondage a révélé un scepticisme croissant parmi les citoyens européens quant aux intentions de la Chine.

Selon les recherches du Conseil européen des relations extérieures (ECFR), les Européens sont conscients des efforts de la Chine pour créer la discorde et la division au sein de l’UE. Une majorité d’États membres estiment qu’au lieu d’être un partenaire international constructif, Pékin agit de plus en plus contre les intérêts du bloc.

Le sondage a été réalisé dans neuf États membres de l’UE, qui représentent les deux tiers de la population européenne. Il montre l’émergence d’un consensus entre les États membres sur la Chine. Le groupe de réflexion paneuropéen a constaté que seuls 7 % des citoyens européens considèrent la Chine comme un allié “utile” dans leur lutte contre le nouveau coronavirus.

La plupart des États membres visent à obtenir de plus grands avantages économiques de l’économie chinoise par l’établissement de conditions de concurrence équitables. Toutefois, ils sont déterminés à le faire sans accroître leur dépendance à l’égard de la Chine, d’autant plus que son économie se remet de la pandémie plus rapidement que celle de l’Europe.

Selon l’étude, les États membres s’accordent à dire que l’UE devrait exiger davantage de la Chine sur le plan politique et qu’elle devrait donner la priorité à des domaines tels que les droits de l’homme, le changement climatique et les finances internationales. En particulier, les Européens se méfient des pratiques économiques de la Chine et des violations croissantes des droits de l’homme à Hong Kong ou au Xinjiang.

Le sondage a également révélé que les citoyens européens sont de plus en plus préoccupés par la menace que représentent pour la sécurité les entreprises technologiques chinoises telles que Huawei. Les résultats montrent que la dépendance de l’Europe à l’égard des produits chinois modifie l’attitude du public à l’égard du développement d’un marché plus localisé et plus résistant.

Lorsqu’on leur a demandé si la réponse européenne à la pandémie montrait la nécessité d’une coopération accrue au niveau européen ou si elle montrait que l’intégration européenne était allée trop loin, des majorités dans tous les pays ont opté pour une coopération accrue. (91 % au Portugal, 80 % en Espagne, 77 % en Italie et 68 % en Pologne).

La recherche conclut que pour les Européens, la pandémie de coronavirus a montré que les superpuissances, telles que la Chine et les États-Unis, sont prêtes à manipuler les crises pour se faire concurrence.