10 août 2020

Pak SC va entendre l’appel contre l’acquittement des accusés du meurtre de Daniel Pearl

La Cour suprême du Pakistan a fixé jeudi l’audience de l’affaire du meurtre de Daniel Pearl au 1er juin, un mois après que la famille du journaliste américain ait fait appel de l’acquittement du principal accusé et chef d’Al-Qaïda d’origine britannique Ahmed Omar Saeed Sheikh et de trois autres personnes dans cette affaire.

Pearl, 38 ans, chef du bureau sud-asiatique du Wall Street Journal, a été enlevé et décapité alors qu’il était au Pakistan pour enquêter sur un article paru en 2002 sur les liens présumés entre la puissante agence d’espionnage ISI et Al-Qaïda.

Un tribunal antiterroriste a condamné à mort le cheikh et à la prison à vie trois autres personnes.

Le 2 avril, la Haute Cour du Sind (SHC), dans son verdict en appel, a commué la peine de mort de Sheikh en une peine de sept ans de prison et a acquitté les trois autres condamnés.

Le gouvernement du Sind a contesté le jugement de la haute cour et, le 2 mai, les parents du journaliste assassiné ont également demandé à la Cour suprême l’acquittement des condamnés.

Le juge en chef du Pakistan, Gulzar Ahmed, a constitué un banc spécial de trois juges qui allait entendre le gouvernement du Sind et l’appel des parents de Pearl contre le jugement de la Haute Cour du Sind.

On ne sait pas exactement combien de temps il faudra à la juridiction supérieure pour conclure l’audience sur les recours.

Les condamnés n’ont pas été libérés par le gouvernement du Sind après le jugement de la haute cour.

Les Etats-Unis ont fait pression sur le Pakistan, demandant que justice soit faite pour Pearl.

Le meurtre de Pearl a eu lieu trois ans après que Sheikh, ainsi que le chef de Jaish-e-Mohammad, Masood Azhar, et Mushtaq Ahmed Zargar, aient été libérés par l’Inde en 1999 et aient obtenu un passage sûr vers l’Afghanistan en échange des quelque 150 passagers du vol 814 d’Indian Airlines qui avait été détourné.

Il purgeait une peine de prison en Inde pour l’enlèvement de touristes occidentaux dans le pays.