9 août 2020

Nissan estime que la perte d’exploitation annuelle de 4,5 milliards de dollars est un obstacle à la reprise

TOKYO (Reuters) – Nissan Motor Co a déclaré mardi qu’elle s’attendait à une perte d’exploitation annuelle pour une deuxième année consécutive, car la pandémie de coronavirus entrave ses efforts pour sortir d’une profonde chute des ventes.

Elle prévoit une perte d’exploitation de 470 milliards de yens (4,5 milliards de dollars), ce qui serait sa plus grosse perte selon les données de Nissan qui remontent à 1977 et bien plus importante qu’une estimation consensuelle d’une perte de 262,8 milliards de yens tirée de 20 analystes interrogés par Refinitiv.

Elle prévoyait que les recettes chuteraient d’un cinquième, à 7,8 billions de yens, et que les ventes mondiales de véhicules chuteraient de 16,3 %.

Des années d’expansion agressive, en particulier sur les marchés émergents, ont laissé le numéro deux japonais de l’automobile avec des marges réduites, un portefeuille vieillissant et une marque ternie.

Encore sous le choc de l’arrestation et de l’éviction en 2018 de l’ancien PDG Carlos Ghosn, Nissan a dévoilé en mai un plan de restructuration de grande envergure qui prévoit une réduction drastique des lignes de production et de sa gamme de modèles de véhicules.

Au premier trimestre, Nissan a enregistré une perte d’exploitation de 153,9 milliards de yens, sa deuxième perte trimestrielle consécutive après avoir chuté de 94,8 milliards de yens dans le rouge en janvier-mars.

Les malheurs de Nissan ont mis en évidence la fragilité de son partenariat automobile avec la société française Renault SA, qui a également annoncé une restructuration majeure alors qu’elle revient sur les politiques menées par Ghosn, aujourd’hui recherché pour faute financière à Tokyo. Ghosn nie ces accusations.

Mitsubishi Motors Corp, un partenaire junior de l’alliance tripartite, a vu ses actions chuter de quelque 13% mardi après que les ventes en Asie du Sud-Est aient chuté de 70% au cours du trimestre d’avril-juin.

(1 $ = 105,6500 yens)

(Reportage de Naomi Tajitsu ; Montage d’Edwina Gibbs)

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