23 octobre 2020

Merkel, Macron et Michel invitent Poutine à favoriser le dialogue au Belarus

Le président français Emmanuel Macron, la chancelière allemande Angela Merkel et le président du Conseil de l’UE Charles Michel ont exhorté le président russe Vladimir Poutine à favoriser le dialogue au Belarus, où les affrontements entre la police et les manifestants secouent la capitale, Minsk, après qu’une élection contestée a montré que le dirigeant de longue date Aleksander Loukachenko a remporté un sixième mandat à la présidence du Belarus.

Leurs appels séparés ont été lancés à la veille d’un sommet virtuel de l’UE visant à discuter des prochaines étapes pour le Belarus, qui doit se tenir mercredi, sous la présidence de Michel.

Au cours de la réunion spéciale du Conseil de l’UE, le chef de la politique étrangère de l’Union, Josep Borrell, fera le point avec les chefs d’État et de gouvernement de l’UE “sur les travaux visant à sanctionner les responsables de la violence, de la répression et de la falsification des résultats des élections”, comme convenu vendredi par les ministres des affaires étrangères.

Après la conversation téléphonique, Michel a tweeté que “seul un dialogue pacifique et véritablement inclusif peut résoudre la crise”, tandis que Merkel a dit au président russe que le Belarus devrait entamer “un dialogue national avec l’opposition et la société pour surmonter la crise”, et Macron a appelé au “calme et au dialogue”.

Poutine a averti les dirigeants occidentaux de ne pas s’ingérer en Biélorussie, citant que la crise dans le pays pourrait s’aggraver si “des acteurs extérieurs essayaient de s’immiscer dans les affaires intérieures de la république”.

Plus tôt dans la semaine, Poutine avait offert à Loukachenko une aide militaire si nécessaire, pour assurer la sécurité du Bélarus, alors que la pression sur le dirigeant de longue date s’intensifiait. Dans un effort pour renforcer les liens bilatéraux, Poutine a déclaré que les “problèmes” en Biélorussie seraient “bientôt résolus”.

La chef de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a tweeté lundi que “le peuple du Belarus a besoin de savoir que l’UE le soutient fermement et que les responsables de violations des droits de l’homme et de violences seront sanctionnés”.