22 septembre 2020

L’UE va examiner “toutes les options” pour les activités de la Turquie en Méditerranée orientale

L’Union européenne va examiner “toutes les options” pour répondre aux activités illégales de la Turquie en Méditerranée orientale, a déclaré mercredi le Conseil de l’UE, Charles Michel, à la suite d’un sommet d’urgence des dirigeants de l’Union.

Les dirigeants des 27 États membres de l’UE ont tenu une réunion virtuelle pour discuter des prochaines étapes pour la Biélorussie, où des affrontements entre la police et les manifestants secouent la capitale, Minsk, après qu’une élection contestée ait montré que le dirigeant de longue date, Alexandre Loukachenko, a remporté un sixième mandat en tant que président de la Biélorussie.

Après un sommet de trois heures, les dirigeants européens ont convenu d’imposer “prochainement” des sanctions contre un nombre “important” d’individus responsables de la violence, de la répression et de la falsification des résultats des élections au Belarus.

La question des sanctions était également sur la table concernant les activités illégales de la Turquie en Méditerranée orientale, puisque plusieurs États membres ont soulevé la question lors du sommet virtuel.

Les dirigeants ont exprimé leurs “préoccupations accrues” concernant les tensions croissantes entre la Grèce et la Turquie et ont souligné la nécessité de les “désamorcer”, les chefs des institutions européennes déclarant que ce qui compte, c’est la “volonté de toutes les parties d’engager un dialogue pour résoudre les problèmes”.

Sanctionner Ankara pour sa recherche illégale d’hydrocarbures dans leur zone économique exclusive (ZEE) est la principale demande de la Grèce et de l’Italie. Bien que les conclusions du sommet ne mentionnent pas particulièrement les sanctions, la déclaration commune des dirigeants stipule que “toutes les options seront sur la table”, puisqu’ils doivent se réunir fin septembre pour un sommet spécial sur la situation en Méditerranée orientale.

“Nous avons exprimé notre pleine solidarité avec la Grèce et Chypre et avons rappelé et réaffirmé nos conclusions précédentes sur les activités de forage illégales. Nous avons convenu de revenir sur ces questions lors de notre réunion de septembre. Toutes les options seront sur la table”, peut-on lire dans les conclusions du sommet.

Plus tôt dans la semaine, le ministre grec des affaires étrangères, Nikos Dendias, avait appelé l’UE à “intensifier” sa réponse à l’agression de la Turquie, citant qu’il s’agit d’une question qui concerne les 27 États membres de l’UE et pas seulement certains d’entre eux.

“L’escalade de l’agression de la Turquie est dirigée contre l’Union européenne et il s’ensuit que la réponse de l’Europe doit également être renforcée afin de la contrer”, a déclaré M. Dendias à la suite des entretiens avec son homologue chypriote, Nikos Christodoulides.