12 août 2020

L’UE impose pour la première fois des sanctions aux pirates informatiques russes, chinois et nord-coréens pour des cyber-attaques

Le diplomate Josep Borrell a annoncé jeudi que le Conseil avait décidé d’imposer ses toutes premières sanctions à des personnes et entités ciblées de Russie, de Chine et de Corée du Nord, suite aux cyber-attaques massives des années précédentes.

Ces mesures comprennent une interdiction de voyager et un gel des avoirs, tandis que les personnes, entreprises et autres entités de l’UE n’ont pas le droit de mettre des fonds à la disposition de ceux qui sont soupçonnés d’être derrière les cyberattaques WannaCry, NotPetya et Cloud Hopper.

Ces sanctions sont les premières jamais imposées par l’UE dans le cadre de son nouveau régime de cyber-sanctions, adopté en 2019, et visent l’unité de renseignement militaire russe (GRU), la société chinoise Tianjin Huaying Haitai Science & technology development Co. et l’exposition Chosun en Corée du Nord.

“L’UE reste attachée à un cyberespace mondial, ouvert, stable, pacifique et sûr. Avec l’imposition des premières mesures ciblées dans le cadre du régime de cyber sanctions, l’UE est déterminée à prévenir et à décourager les comportements malveillants dans le cyberespace et à y répondre”, peut-on lire dans une déclaration du Service d’action extérieure de l’UE.

L’initiative de l’Union a été applaudie par les États-Unis, qui ont soutenu que l’UE et les États-Unis “partagent une vision pour un cyberespace ouvert, interopérable, fiable et sûr, et pour un comportement responsable sur la scène internationale”.

“Les États-Unis soutiennent les efforts visant à promouvoir la responsabilité des cyberactivités malveillantes des mauvais acteurs, et les mesures prises aujourd’hui par l’UE constituent une étape importante”, a déclaré le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, dans un communiqué.

Au début du mois de juillet, le gouvernement allemand avait proposé que l’UE impose des sanctions aux pirates informatiques russes responsables d’une cyberattaque de grande envergure contre le Bundestag en 2015. La proposition a été envoyée aux États membres, qui devaient donner leur accord pour que la décision soit adoptée, avec les médias rapports prétendant qu’un accord a été conclu par les ambassadeurs de l’UE la semaine dernière.