24 octobre 2020

L’UE demande au Royaume-Uni de prendre les mesures nécessaires s’il veut un accord post-Brexit

Le président du Conseil de l’UE, Charles Michel, a appelé le Royaume-Uni à prendre les “mesures nécessaires” s’il veut que l’accord commercial post-Brexit soit prêt pour janvier 2021, car les deux parties doivent encore surmonter leurs différences.

“Sur ces questions, nous sommes préoccupés par l’absence de progrès à la table des négociations. Nous sommes unis à 100%. Et nous faisons pleinement confiance et soutenons notre négociateur en chef, Michel Barnier, pour poursuivre les négociations. Et nous appelons le Royaume-Uni à prendre les mesures nécessaires”, a déclaré le président du Conseil de l’UE jeudi, lors d’une conférence de presse à la suite du sommet des 27 dirigeants de l’UE à Bruxelles.

“Nous sommes unis et déterminés à parvenir à un accord, mais pas à n’importe quel prix”, a ajouté M. Michel, les négociations entre l’UE et le Royaume-Uni étant au point mort dans les domaines de la pêche, des aides d’État et de ce que l’on appelle l’égalité des conditions de concurrence.

Les discussions bilatérales devraient s’intensifier au cours des deux prochaines semaines, le négociateur en chef de l’Union européenne pour les accords de Brexit, Michel Barnier, se rendant à Londres pour négocier avec son homologue britannique David Frost.

Réagissant à cette initiative, le négociateur britannique de Brexit a écrit dans un post sur Twitter qu’il était “déçu” par les résultats du sommet et “surpris” que l’UE ne soit “plus engagée à travailler “intensivement” pour parvenir à un futur partenariat comme convenu avec [Ursula] von der Leyen le 3 octobre”.

Il a ajouté qu’il est également “surpris par la suggestion que pour obtenir un accord, toutes les futures actions doivent venir du Royaume-Uni. C’est une approche inhabituelle pour mener une négociation”.

Vendredi, le Premier ministre britannique Boris Johnson a déclaré que son pays était prêt à se retirer des négociations avec l’UE à moins que le bloc ne change de position sur la question, ce qui signifierait donner au Royaume-Uni un accord de libre-échange de type canadien.