19 septembre 2020

L’UE convoque une réunion d’urgence sur le Belarus, Beyrouth et les tensions en Méditerranée orientale

Le diplomate européen Josep Borrell a convoqué une réunion extraordinaire des ministres des affaires étrangères de l’Union pour discuter de la situation au Belarus et à Beyrouth, ainsi que des tensions croissantes entre la Grèce et la Turquie en Méditerranée orientale.

L’annonce a été faite par le biais d’un post sur Twitter mercredi matin, et fait suite à la demande du Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, qui a demandé une réunion de l’UE sur les élections présidentielles “truquées” au Belarus, et du Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, qui a appelé à un soutien de l’UE à l’agression de la Turquie.

La décision de Borrell est intervenue à un moment plutôt difficile pour le bloc. Des manifestations en Biélorussie secouent la capitale, Minsk, pour la troisième journée, avec deux manifestants tués lors d’affrontements avec la police et des centaines d’autres arrêtés. Des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour protester contre la réélection du dirigeant de longue date, Alexandre Loukachenko, dans ce qu’ils appellent une fraude électorale. Alors que les forces de police répriment les manifestations, les voix qui s’élèvent dans toute l’Union européenne pour réclamer des sanctions contre les responsables de la violence et de la falsification des votes ne cessent de s’amplifier.

En Méditerranée orientale, Ankara a multiplié les provocations, avec son navire de recherche Oruc Reic opérant sur le plateau continental grec, accompagné de navires de guerre. Le président turc Recep Tayyip Erdogan fait pression pour un dialogue avec Athènes sur les ressources en hydrocarbures de la région, et bien que la Grèce ait signalé sa volonté de tenir des discussions bilatérales, le pays déclare qu’il est impossible de relancer le dialogue dans un “climat de tension”.

Une semaine après qu’une explosion massive ait secoué la capitale du Liban, Beyrouth, le parlement national s’est réuni pour la première fois pour débattre de l’état d’urgence pendant deux semaines. Les manifestants se sont rassemblés à l’extérieur du parlement, pour empêcher les législateurs de se joindre à la session, ce qui pourrait donner aux militaires des pouvoirs exceptionnels pour dissoudre de nouvelles protestations demandant un changement du statu quo.