18 septembre 2020

L’UE condamne l’empoisonnement de la marine “dans les termes les plus forts possibles”.

Le chef de la politique étrangère européenne, Josep Borrell, s’est prononcé contre l’empoisonnement du leader de l’opposition russe, Alexei Navalny, après qu’un laboratoire militaire allemand ait découvert qu’il avait été empoisonné avec un produit chimique de l’ère soviétique, appelé Novichok.

“L’Union européenne condamne avec la plus grande fermeté l’empoisonnement du leader de l’opposition russe Alexei Navalny”, peut-on lire dans une déclaration du Service d’action extérieure de l’UE, publiée mercredi.

Plus tôt dans la journée, l’analyse toxicologique effectuée par un laboratoire spécialisé des forces armées allemandes a montré que le critique du Kremlin avait été empoisonné par un agent chimique neurotoxique de qualité militaire du groupe “Novichok”, développé par l’Union soviétique et plus tard, par la Russie.

Condamnant cette initiative, M. Borrell a souligné que l’utilisation d’armes chimiques, quelles que soient les circonstances, est “totalement inacceptable” et qu’elle viole le droit international. Il a également réitéré son appel aux autorités russes pour qu’elles mènent une enquête approfondie sur la “tentative d’assassinat” de Navalny, comme le premier diplomate du bloc a appelé l’incident.

Demandant la transparence, M. Borrell a ajouté que les responsables doivent être traduits en justice.

La déclaration de Borrell a fait écho aux commentaires du gouvernement fédéral allemand, dont le porte-parole, Steffen Seibert, a tweeté que “le gouvernement fédéral allemand condamne cette attaque dans les termes les plus forts possibles”.

M. Seibert a ajouté que l’Allemagne attend une explication complète de la Russie et que le ministre des affaires étrangères du pays, Heiko Maas, avait convoqué l’ambassadeur russe pour discuter de la question.

De même, la chancelière allemande Angela Merkel a soutenu que Navalny était “victime d’un crime destiné à le réduire au silence” et que seule la Russie peut répondre aux graves questions soulevées par l’affaire de l’empoisonnement.