27 octobre 2020

L’ONU inspecte un deuxième site en Iran

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a déclaré mercredi qu’elle avait inspecté le deuxième des deux anciens sites atomiques secrets présumés en Iran, comme convenu avec Téhéran le mois dernier.

Bien que l’AIEA ait le pouvoir d’effectuer des inspections rapides, Téhéran lui a refusé l’accès aux deux sites pendant sept mois, jusqu’à ce que l’accord soit conclu en août.

“Dans le cadre d’un accord avec l’Iran visant à résoudre les problèmes de mise en œuvre des garanties spécifiés par l’AIEA, l’agence a effectué cette semaine un accès complémentaire au deuxième site du pays et a prélevé des échantillons environnementaux”, a déclaré l’organisme de surveillance basé à Vienne dans un communiqué.

Le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, a déclaré que l’analyse des échantillons prélevés sur les deux sites prendrait “pas moins de deux mois, deux ou trois mois peut-être”.

On pense que les activités sur ces sites remontent au début des années 2000, avant que l’Iran ne signe l’accord nucléaire de 2015 avec les États-Unis, l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, la Chine et la Russie. L’accord ne permet à l’Iran que de conserver un stock de 202,8 kilogrammes.

Les États-Unis se sont retirés de l’accord nucléaire en 2018 après que l’Iran a refusé de mettre fin à son parrainage d’organisations terroristes au Proche-Orient, notamment le Hezbollah au Liban et le groupe extrémiste Hamas basé dans la bande de Gaza.

L’Iran nie avoir jamais eu un programme d’armes nucléaires.