Laurent Demas 24 avril 2019
L'État islamique assume la responsabilité des attentats perpétrés au Sri Lanka

Le gouvernement sri-lankais a établi un lien entre les attentats et le groupe terroriste islamiste local peu connu National Thowheeth Jamath (NTJ), bien qu’il ait mis en garde contre d’éventuels liens étrangers.

Le groupe djihadiste Etat islamique (IE) a assumé aujourd’hui la responsabilité de la série d’attentats du dimanche de Pâques au Sri Lanka contre des églises et des hôtels de luxe qui ont fait au moins 310 morts et plus de 500 blessés.

“Les exécutants de l’attaque qui visait les citoyens des pays de la coalition et les chrétiens avant-hier sont des combattants de l’Etat islamique”, a déclaré dans un bref communiqué une source de sécurité pour l’agence Amaq, similaire aux djihadistes.

L’authenticité de cette information diffusée par le réseau de messagerie du Télégramme n’a pu être vérifiée.

L’agence de propagande du groupe extrémiste fait référence dans sa déclaration à la coalition internationale, dirigée par les États-Unis et composée de 75 pays.

Le porte-parole de la police sri-lankaise, Ruwan Gunasekara, a déclaré aujourd’hui à Efe que le nombre de morts dans ces attaques a augmenté à 310 et plus de 500 blessés.

Parmi les morts figurent au moins 31 étrangers, dont deux Espagnols, un Bangladais, deux Chinois, huit Indiens, un Français, un Japonais, un Hollandais, un Portugais, deux Saoudiens, deux Turcs, six Anglais, deux Anglo-Américains et deux Australiens.

Pour sa part, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a signalé aujourd’hui que 45 enfants figurent sur la liste de ceux qui ont perdu la vie.

Le gouvernement sri-lankais a établi un lien entre les attentats et le groupe terroriste islamiste local peu connu National Thowheeth Jamath (NTJ), mais a mis en garde contre d’éventuels liens étrangers.

Au Sri Lanka, la population chrétienne est de 7,4%, tandis que les bouddhistes sont 70,2%, les hindous 12,6% et les musulmans 9,7%, selon les données du recensement 2011.

Les pays arabes et la principale institution de l’islam sunnite, Al Azhar, ont condamné les “actes méprisables et brutaux” visant les personnes qui assistent aux messes dans diverses églises et dans les hôtels.

Des attaques de cette ampleur n’avaient pas eu lieu au Sri Lanka depuis la guerre civile entre la guérilla tamoule et le gouvernement, un conflit qui a duré 26 ans et s’est terminé en 2009, causant, selon les données de l’ONU, plus de 40.000 morts civiles.

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