7 août 2020

Les forces afghanes tuent le chef des services de renseignement d’origine pakistanaise d’ISIS-Khorasan

Le chef des services de renseignement d’origine pakistanaise de l’unité Khorasan du groupe terroriste Islamic State (ISIL-K) a été tué par les forces spéciales près de la ville de Jalalabad, dans l’est du pays, selon l’agence de sécurité afghane.

Zia-ur-Rehman, connu sous le nom d’Assadullah Orakzai, a été tué lors d’une opération près de Jalalabad, à proximité de la frontière pakistanaise, a indiqué samedi la Direction nationale de la sécurité ou NDS dans un communiqué.

Orakzai était le chef des services de renseignements de la branche Khorasan de l’État islamique, qui est active en Asie du Sud et en Asie centrale.

“Les unités spéciales de la Direction nationale de la sécurité NDS ont éliminé Assadullah Orakzai, le natif de l’agence Akhel Orakzai du Pakistan lors d’une opération ciblée”, rapporte le TOLOnews, citant la déclaration.

Il a été impliqué dans plusieurs attentats meurtriers contre des cibles militaires et civiles en Afghanistan, a-t-il déclaré.

“Les partenaires régionaux et internationaux de l’Afghanistan devraient se rappeler que ce pays est un acteur clé dans la lutte contre le terrorisme et qu’il écrasera les racines des terroristes partout”, a déclaré la NDS.

La semaine dernière, le 26e rapport de l’équipe de soutien analytique et de surveillance des sanctions des Nations unies concernant l’ISIS, Al-Qaida et les personnes et entités associées a indiqué que de nombreux anciens militants du Tehreek-e-Taliban ont rejoint l’ISIS-Khorasan (ISIL-K).

“Le nombre total de combattants terroristes étrangers pakistanais en Afghanistan, qui représentent une menace pour les deux pays, est estimé entre 6 000 et 6 500, la plupart d’entre eux ayant le TTP”, a-t-il déclaré.

L’équipe de surveillance estime également à 2 200 le nombre de membres actuels de l’ISIL-K en Afghanistan.

En avril et mai, les forces spéciales afghanes ont mené une série d’opérations dans tout le pays qui ont conduit à l’arrestation des dirigeants du groupe, dont Aslam Farooqi (également connu sous le nom d’Abdullah Orakzai), le chef de l’ISIL-K, son prédécesseur Zia ul-Haq (également connu sous le nom d’Abu Omar Khorasani) et d’autres membres haut placés.

En mars, au moins 25 fidèles sikhs ont été tués et huit autres blessés lorsqu’un kamikaze lourdement armé de l’ISIS a fait irruption dans un gurdwara bien en vue au cœur de Kaboul, la capitale de l’Afghanistan, dans l’une des attaques les plus meurtrières contre la communauté minoritaire de ce pays déchiré par les conflits.

Quatre-vingt personnes, dont des femmes et des enfants, bloquées dans le gurdwara ont été sauvées par les forces de sécurité.

Le groupe terroriste ISIS a revendiqué la responsabilité du dernier attentat.

En juillet 2018, les terroristes de l’ISIS ont fait exploser une bombe dans un rassemblement de sikhs et d’hindous dans la ville de Jalalabad, dans l’est du pays, tuant 19 personnes et en blessant 20.

Awtar Singh Khalsa, l’un des hommes politiques sikhs les plus connus du pays à l’époque, faisait partie des personnes tuées dans l’attaque.

(Seuls le titre et l’image de ce rapport ont pu être retravaillés par le personnel de Business Standard ; le reste du contenu est généré automatiquement à partir d’un flux syndiqué).