21 septembre 2020

Les États-Unis annoncent des restrictions de visa pour les fonctionnaires chinois qui portent atteinte à l’autonomie de Hong Kong

Vendredi, les États-Unis ont annoncé qu’ils imposaient des restrictions en matière de visas aux responsables du Parti communiste chinois (PCC), les accusant de porter atteinte aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales à Hong Kong.

Le secrétaire d’État Mike Pompeo a annoncé cette décision, en disant qu’il exécutait les ordres du président Donald Trump.

Aujourd’hui, j’annonce des restrictions en matière de visas à l’encontre des fonctionnaires actuels et anciens du PCC qui seraient responsables ou complices d’une atteinte au haut degré d’autonomie de Hong Kong, tel que garanti dans la déclaration conjointe sino-britannique de 1984, ou d’une atteinte aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales à Hong Kong, a déclaré M. Pompeo.

Les membres de la famille de ces personnes peuvent également être soumis à ces restrictions, a-t-il dit.

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Les liens entre les États-Unis et la Chine se sont aggravés depuis que la pandémie de coronavirus, qui a débuté en Chine, a frappé les États-Unis.

La législation chinoise en matière de sécurité pour Hong Kong a incité M. Trump à lancer un processus visant à éliminer le traitement économique spécial qui a permis à Hong Kong de rester un centre financier mondial.

Dans une déclaration, Pompeo a appelé la Chine à honorer ses engagements et obligations dans la déclaration conjointe sino-britannique, à savoir que Hong Kong jouira d’un degré élevé d’autonomie et que les droits de l’homme et les libertés fondamentales, y compris les libertés d’expression et de réunion pacifique, seront protégés par la loi et respectés par les autorités de Hong Kong.

Les États-Unis continueront à revoir leurs autorités pour répondre à ces préoccupations, a-t-il déclaré.

Pompeo a allégué que le PCC a intensifié ses efforts pour miner le haut degré d’autonomie de Hong Kong en annonçant l’autorité de Pékin pour superviser la gouvernance de Hong Kong, en accusant au moins un membre du Conseil législatif de Hong Kong de mauvaise conduite et en décidant d’imposer unilatéralement et arbitrairement une législation sur la sécurité nationale à Hong Kong.


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Les actions continues de Pékin sapent les engagements et les obligations de la déclaration conjointe sino-britannique de respecter le haut degré d’autonomie de Hong Kong. Dans le même temps, Pékin continue de saper les droits de l’homme et les libertés fondamentales à Hong Kong en faisant pression sur les autorités locales pour qu’elles arrêtent les militants pro-démocratie et disqualifient les candidats aux élections pro-démocratie, a-t-il déclaré.

Un jour plus tôt, le Sénat américain avait adopté à l’unanimité la loi bipartite sur l’autonomie de Hong Kong, rédigée par les sénateurs Chris Van

Hollen et Pat Toomey.

La loi sur l’autonomie de Hong Kong imposerait des sanctions obligatoires aux entités qui violent les obligations de la Chine envers Hong Kong en vertu de la déclaration commune et de la loi fondamentale. La législation imposerait également des sanctions secondaires obligatoires aux banques qui font des affaires avec les entités en violation de la Loi fondamentale.

Entre-temps, la Commission américaine sur la liberté religieuse internationale (USCIRF) a exprimé son inquiétude quant à l’effet que la législation sur la sécurité nationale proposée par le Parti communiste chinois aura sur les conditions de la liberté religieuse à Hong Kong.

Hong Kong est depuis longtemps la preuve vivante que la liberté religieuse et la culture chinoise peuvent coexister en harmonie, peu importe ce que prétend le Parti communiste, a fait remarquer Gary Bauer, commissaire de l’USCIRF.

Cette nouvelle législation sur la sécurité nationale pourrait étendre la guerre contre la foi du Parti communiste chinois sur le continent à des centaines de milliers de croyants à Hong Kong, a-t-il déclaré.

Le Sénat américain a également adopté jeudi une résolution condamnant la proposition de loi sur la sécurité nationale du Parti communiste chinois pour Hong Kong qui interdirait la sécession, la subversion et l’ingérence étrangère.