3 août 2020

Les dépenses de consommation aux États-Unis en juin ont augmenté de 5,6 %, mais Covid-19 pourrait bloquer les gains

Les consommateurs américains ont augmenté leurs dépenses de 5,6 % en juin, ce qui a permis de retrouver une partie de la chute record qui s’était produite après que le coronavirus eut frappé de plein fouet en mars et paralysé l’économie. Mais la résurgence du virus dans une grande partie du pays pourrait entraver la poursuite des gains.

La hausse des dépenses de consommation du mois dernier a fait suite à une augmentation de 8,5 % en mai après que les dépenses aient chuté les deux mois précédents, lorsque la pandémie a provoqué la fermeture d’entreprises, entraîné des dizaines de millions de licenciements et plongé l’économie dans la récession.

Le recul a été si profond au printemps que, même avec deux mois de gains, les dépenses de consommation étaient toujours en baisse à un taux annuel record de 34,6 % au cours du trimestre d’avril-juin.

Aujourd’hui, avec l’augmentation des infections virales confirmées dans une majorité d’États, de nombreuses entreprises ont dû interrompre leur réouverture ou fermer une seconde fois et supprimer des emplois, ce qui a mis les consommateurs à nouveau sous pression.

Le nombre d’Américains licenciés qui ont demandé des allocations de chômage a dépassé le million pendant 19 semaines consécutives. Au total, environ 30 millions de personnes sont sans emploi, selon le gouvernement.

Et une impasse au Congrès sur l’extension du soutien aux ménages et aux entreprises en difficulté menace de toucher des millions de chômeurs. Ce qui, à son tour, affaiblirait les dépenses des consommateurs, le principal moteur de l’économie.

Le rapport du département du commerce de vendredi a montré que l’augmentation des dépenses de consommation en juin a coïncidé avec une baisse de 1,1 % des revenus personnels qui a suivi une baisse encore plus importante de 4,4 % des revenus en mai. Le rapport a été publié dans le contexte d’un effondrement économique dévastateur au printemps.

Le gouvernement a estimé jeudi que l’économie s’est contractée à un taux annuel étourdissant de 32,9 % au cours du trimestre d’avril-juin, ce qui est de loin le pire plongeon trimestriel jamais enregistré depuis 1947, lorsque l’épidémie virale a provoqué la fermeture d’entreprises, jeté des dizaines de millions de personnes au chômage et fait grimper le taux de chômage à 14,7 %.

(Seuls le titre et l’image de ce rapport ont pu être retravaillés par le personnel de Business Standard ; le reste du contenu est généré automatiquement à partir d’un flux syndiqué).