7 août 2020

Le Royaume-Uni interdit à Huawei d’accéder au réseau 5G ; les entreprises ont jusqu’à 2027 pour retirer la technologie

Le gouvernement britannique a déclaré mardi qu’il empêcherait les entreprises de télécommunications d’acheter de nouveaux équipements fabriqués par Huawei, et leur a donné jusqu’en 2027 pour retirer sa technologie de leurs réseaux 5G.

Selon ce plan, les compagnies de téléphone britanniques ne pourront ajouter aucun nouveau composant Huawei à leurs réseaux 5G d’ici la fin de l’année. Après cela, tous les équipements existants devront être retirés de l’infrastructure 5G d’ici 2027, a déclaré aux médias une personne connaissant bien le sujet.

Cette décision est une victoire pour les États-Unis, qui ont fait pression sur leurs alliés occidentaux pour obtenir une interdiction de la 5G. L’année dernière, les États-Unis ont ajouté Huawei à leur liste noire commerciale, craignant que son équipement 5G ne permette au gouvernement chinois d’espionner d’autres nations. En mai, Washington a interdit la technologie américaine pour les puces de processeur chinoises.

En janvier, le Royaume-Uni a autorisé Huawei à jouer un rôle limité dans les réseaux 5G britanniques, niant les efforts des États-Unis pour interdire la société. Huawei s’est vu interdire de fournir des kits aux “parties sensibles” du réseau, connues sous le nom de “core”.

La semaine dernière cependant, les médias britanniques ont rapporté que le gouvernement du premier ministre Boris Johnson élabore des plans pour retirer le matériel Huawei des réseaux 5G britanniques d’ici la fin de l’année, suite à un nouveau rapport d’une branche de l’agence de renseignement britannique GCHQ qui a suscité de nouvelles craintes en matière de sécurité concernant le géant technologique.

Depuis le début de la crise du coronavirus, M. Johnson a dû faire face à des demandes de son propre parti conservateur pour qu’il adopte une ligne plus dure avec Pékin. En mars, citant des fonctionnaires, les médias ont rapporté que le gouvernement était furieux de la manière dont la Chine gérait le virus, et que Pékin devait “compter” une fois la crise terminée.

Johnson, ses ministres et les chefs de la sécurité doivent présenter la proposition lors d’une réunion du Conseil national de sécurité mardi. Une décision devrait être annoncée ultérieurement à la Chambre des communes.