22 septembre 2020

Le président du Conseil de l’UE s’engage à défendre les droits de Chypre

Mercredi, le président du Conseil de l’UE, Charles Michel, a promis que l’UE défendrait les intérêts de Chypre dans un contexte d'”évolution inquiétante” en Méditerranée orientale.

“Je pense que nous devons en effet être très fermes lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts de tous les États membres, y compris les intérêts de Chypre bien sûr”, a déclaré M. Michel lors d’une visite à Nicosie, où il a rencontré le président chypriote Nicos Anastasiades.

“Je voudrais dire très clairement, très clairement, la solidarité de l’Union européenne avec Chypre, qui est confrontée à de très graves, très graves préoccupations”, a-t-il ajouté, citant qu’il s’agit d’une question qui s’étend au-delà de Chypre et de la Grèce, “concernant directement” les intérêts de l’Union européenne.

La visite de Michel a eu lieu avant un sommet extraordinaire sur la Méditerranée orientale, prévu pour les 24 et 25 septembre, où les dirigeants européens sont invités à délivrer des “messages clairs” à Ankara concernant ses forages illégaux dans la région.

“Tant qu’il y aura des actions illégales contre les États membres, la réponse de l’UE devrait être immédiate”, a déclaré M. Anastasiades.

Elle est également intervenue le lendemain de la prolongation des opérations de son navire de forage énergétique Yavuz dans la zone au large de Chypre jusqu’au 12 octobre, dans un mouvement qui pourrait attiser les tensions en Méditerranée orientale.

“Hier, malheureusement, une NAVTEX turque visant à étendre les forages illégaux du navire Yavuz a été prolongée alors qu’en même temps, une série d’initiatives sont en cours qui visent à mettre fin aux actions illégales d’Ankara et à la désescalade”, a déclaré Anastasiades après la réunion avec Michel.

Le président chypriote ayant déclaré que le pays est prêt à entamer un dialogue avec Ankara, “mais pas sous la menace”, Michel a déclaré que le bloc devrait travailler à un objectif commun ; “assurer le respect des principes du droit international et aussi assurer le respect de plus de stabilité et de plus de sécurité, qui doit être une priorité partagée par chacun d’entre nous”.