19 octobre 2020

Le Premier ministre libyen, soutenu par l’ONU, souhaite se retirer d’ici fin octobre

Le Premier ministre libyen, reconnu internationalement, Fayez al-Sarraj, a annoncé mercredi son intention de se retirer d’ici la fin octobre et de remettre le pouvoir à une nouvelle autorité exécutive convenue par les parties belligérantes du pays.

“J’annonce à tous mon souhait sincère de céder mes fonctions à la prochaine administration avant la fin du mois d’octobre au plus tard”, a déclaré M. al-Sarraj dans un discours télévisé, citant les progrès des pourparlers menés sous l’égide des Nations unies qui visent à instaurer la paix et à unifier le pays.

Selon les rapports de Bloomberg, Al-Sarraj continuera à jouer un rôle de gardien dans les négociations pour un nouveau gouvernement à Genève le mois prochain, l’annonce officielle devant être faite d’ici la fin de la semaine.

Al-Sarraj est le chef du gouvernement d’accord national (GNA), soutenu par les Nations unies, basé dans la capitale, Tripoli, tandis qu’une grande partie du sud et de l’est est contrôlée par le général Khalifa Haftar, le commandant militaire de l’armée nationale libyenne (LNA).

En août, les deux parties ont convenu d’un cessez-le-feu et d’engager des pourparlers de paix. Au début de ce mois, elles ont convenu d’organiser des élections dans un délai de 18 mois et de nommer un nouveau gouvernement.

La Libye est déchirée par un conflit depuis 2011, lorsque le soulèvement soutenu par l’OTAN a renversé le dirigeant de longue date, Mouammar Kadhafi.