19 septembre 2020

Le plus haut diplomate de l’UE en Libye pour faire avancer les négociations de paix

Le chef de la politique étrangère de l’Union, Josep Borrell, s’est rendu mercredi en Libye et dans sa capitale, Tripoli, pour la première fois depuis le début de son mandat, et a rencontré le Premier ministre du pays et chef du gouvernement d’accord national (GNA) soutenu par les Nations unies, Fayez al-Sarraj.

Les deux dirigeants ont discuté des moyens de faire avancer le processus de paix, M. Borrell soulignant que la situation en Libye reste une priorité absolue pour l’UE. Il a également souligné la nécessité d’une “mise en œuvre rapide et durable” du cessez-le-feu conclu au début du mois d’août entre M. al-Sarraj et le président de la Chambre des représentants (HoR), basée à Tobrouk, afin de mettre un terme au conflit libyen.

“L’autre partie est préoccupée par de nombreux points de l’accord, notamment le désarmement de la ville de Syrte et de la région d’Al-Jufra et la levée du blocus pétrolier”, a déclaré M. Sarraj au haut diplomate de l’Union, tout en avertissant que les tentatives de violation du cessez-le-feu dans ces régions pourraient torpiller l’accord.

“L’UE soutient fermement le processus de Berlin, les efforts de médiation et les mesures de désescalade, y compris l’embargo sur les armes – des éléments clés pour mettre fin au conflit libyen”, a déclaré M. Borrell dans un tweet mardi.

Borrell et al-Sarraj ont également eu des entretiens sur d’autres questions d’intérêt commun, notamment la gestion des migrations, car cette nation riche en pétrole est un point de transit essentiel pour les migrants d’Afrique vers l’Europe.

La Libye est déchirée par un conflit depuis 2011, lorsque le soulèvement soutenu par l’OTAN a renversé le dirigeant de longue date, Mouammar Kadhafi. Dans ce pays déchiré par la guerre, l’Armée nationale libyenne (GNA), reconnue internationalement, a affronté les forces de l’Armée nationale libyenne (LNA) sous le commandement du général Khalifa Haftar.